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Avis Green

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Avis Green

Sam 20 Aoû - 19:40
Le temps avait continué de s’écouler.
Les premières 48 heures, Ashley l’avait surveillé comme du lait sur le feu.

Il lui avait retiré son téléphone, l’avait littéralement interdit d’écrans quels qu’ils soient, et d’à peu près n’importe quelle activité n’étant pas liée à son sommeil. Chaque nuit, il s’était blotti contre son dos, un bras enroulé autour de sa taille, dormant paisiblement tandis que lui peinait à trouver le sommeil. Ça aussi c’était normal, avait dit le médecin. Comme bien d’autres choses. Les vertiges plutôt réguliers. La sensibilité à la lumière. Les maux de tête.  Et, ils l’avaient vite découvert, de sérieuses difficultés à se concentrer.

Les 48 heures passées, Ashley lui avait rendu son téléphone où Avis avait découvert cette réponse envoyée par Aaliyah à sa question sur l’état de Kallen. Un nœud s’était serré au fond de son estomac et il n’avait pas su quoi répondre. Lui aussi avait été pas mal énervé, ce soir-là. Au point que quelqu’un soit obligé de l’arrêter, c’était bien la première fois. Alors il lui avait juste écrit trois mots. Je suis désolé. Il aurait pu les lui dire à Kallen. Il aurait sûrement dû. S’excuser de sa réaction vive, sous le coup de l’émotion. Écouter ses explications. Ce n’était pas forcément le portrait aussi noir que son cerveau ne cessait de lui peindre, n’est-ce pas ? Pourquoi se serait-il abreuvé sur ses lèvres si c’était pour le rejeter aussi simplement ensuite ?

La simple pensée lui avait fait mal.
Il avait jeté le téléphone sur la table de chevet et s’était enfoui de nouveau sous les draps.

Ensuite, il avait appelé Masao. Il s’était excusé de l’avoir dérangé en pleine nuit et lui avait assuré que la situation était réglée. Ce n’était pas tout à fait vrai, même loin de là, mais le japonais n’avait pas nécessairement besoin de le savoir. Il n’était pas parvenu à tenter une discussion, n’avait pas glissé de blague comme à son habitude. Le simple fait d’arriver au bout de l’appel et de parvenir à suivre un minimum le fil de sa pensée avait été difficile. Il n’arrivait pas non plus à suivre les histoires d’Ashley qui se montrait pourtant mesuré.

Il avait repris Sherlock Holmes et avançait difficilement.
Il suivait un peu mieux quand son frère lui faisait la lecture, jusqu’à ce qu’il s’endorme, bercé par sa voix.

Ouais, reprendre une vie bien plus normale que la normalité de ses symptômes allait demander un peu de temps et un peu de patience aussi. Une fois qu’il avait eu le droit de marcher sans avoir Ashley sur les talons, il en avait passé beaucoup sur son balcon, allant des coussins moelleux de leur banquette au fauteuil suspendu dans lequel il progressait lentement sur sa lecture. C’était trop lent et ça le frustrait.

Comme l’absence de nouvelles de Kallen, mais à quoi il s’attendait en même temps ? Il avait mangé chaque muffin en pensant à lui et plusieurs fois il avait surpris des larmes venues lui nouer la gorge. Sans parvenir à trouver les mots qu’il pourrait lui envoyer pour tenter d’arranger les choses. Est-ce que c’était possible, au moins ? Les cauchemars avaient repris de plus belle durant ses quelques heures de sommeil mais ça n’avait plus rien à voir avec les précédents. Il avait perdu Kallen encore et encore dans chacun d’eux, de tellement de façons qu’il ne pouvait pas en exister davantage.

Pourtant, il y a ce SMS qui arrive ce soir-là alors qu’il se balance dans le fauteuil à la lueur des lumières tamisées qu’il aime tant. Can we talk? et son cœur semble tomber au fond de son estomac.

Je te rejoins maintenant si tu veux.

Il lui répond. Sans avoir une pensée pour l’heure tardive ni même le fait que Kallen ne voulait pas forcément dire là, tout de suite, maintenant. Seulement il n’est pas sûr de pouvoir attendre plus longtemps. Angoissé d’un seul coup.

Le châtain lui donne rendez-vous chez sa tante, elle n’est pas là. Alors Ashley l’y conduit même s’il râle que ce n’est pas prudent. Qu’il ferait mieux d’attendre quelques jours avant de revoir ses amis, et qu’en plus il n’a pas le droit de boire.

Comme s’il ne le savait pas.

Le brun ne lui répond rien cependant. Le remercie d’un baiser sur sa joue aussi pâle que la sienne et, après avoir pris quelques secondes pour se stabiliser une fois sorti de la voiture, monte les quelques marches qui mènent jusqu’à cette maison qu’il a tant apprécié la première fois. Il y a un poids énorme au fond de lui. Sa bouche lui semble sèche d’un coup alors qu’il se demande ce qu’il va bien pouvoir lui dire.

Il n’ose même pas se demander à quoi il ressemble.
Les cheveux attachés, plusieurs bleus dont celui sur sa tempe qui peine à s’effacer, une croûte au niveau de la lèvre suite à un coup qu’il a pris durant cette soirée et ses phalanges abîmées. Son sweat noir a bien plus de confort que de style. Pas de phrase ou de couleur délirante dessus. Son jean est élimé aux genoux. Et ses converses en ont vu d’autre déjà.

Il frappe.

Kallen Galloway

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Kallen Galloway

Sam 20 Aoû - 22:15

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Il n’a pas encore déposé son téléphone que la réponse arrive. Avis veut le rejoindre… maintenant ? Sans regarder l’heure, Kallen l’invite à le retrouver chez lui. Sa tante est sortie, précise-t-il, comme si ça pouvait jouer sur sa décision. Il remet le muffin entamé dans le sachet et s’essuie rapidement les joues, soulagé qu’il ait accepté. Comme si, quelque part, il avait aussi attendu ce message toute la semaine. Puis Kallen baisse les yeux sur son pantalon de pyjama et se demande s’il doit se changer. Il décide finalement que non, il a encore son sweat de la journée, un truc simple à trois couleurs ; les épaules vert olive, noir au milieu du torse et ocre dans la seconde moitié du bas.

Se levant du canapé, il remet le sachet à la cuisine et range un peu en attendant Avis, guettant le vrombissement de la moto pour lui indiquer son arrivée, car il est nerveux. Il ne sait pas à quoi s’attendre. Certes il est celui à avoir proposé la discussion, mais le brun a des choses à lui dire aussi, non ? Le ressentiment des derniers jours dégonfle sa hâte de le revoir et Kallen se retrouve bêtement confus au-dessus de l’évier. À trop réfléchir et subir l’ascenseur émotionnel de chaque pensée, que quelques coups sur la porte d’entrée interrompent. Le châtain fronce des sourcils, il n’a pas entendu la moto, mais délaisse la vaisselle pour aller ouvrir. Parmi toutes les possibilités, celle-là le prend de court. Il se fige sur le seuil, la main encore sur la poignée, les yeux fixés sur le visage d’Avis. Ce n’est pas la première fois qu’il le voit dans un sale état pourtant, et peut-être est-ce justement pour ça. Quelles sont les probabilités pour que ça arrive deux fois en si peu de temps ?

-Merde, Avis…

L’inquiétude lui serre la poitrine.

-C’est le gars de l’autre fois ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Viens, entre.

Il s’écarte et referme la porte derrière lui. Revient à ses côtés. Il voudrait le toucher, effleurer sa tempe, sa lèvre, mais il ne peut pas. Ils sont censés être en froid, et même s’ils ne l’étaient pas, Kallen ne sait plus s’il en a le droit. L’a-t-il seulement déjà eu ? Peut-être qu’Avis a simplement perdu son calme comme ça a failli être le cas entre Oliver et lui l’autre soir. Sa blessure à la lèvre date d'au moins trois ou quatre jours, mais pour se rassurer il vérifie s’il marche correctement et ça a l’air d’aller jusqu’à ce qu’il tente de se rattraper à un meuble. Cette fois il s’en contrefout et lui passe un bras sur ses épaules pour le soutenir jusqu’au salon, irrité par la rapidité de son propre cœur du simple fait de sentir son odeur et sa chaleur à travers le tissu.

-Sérieux, ça t’arrive de rester en un morceau ?

Malgré son ton agacé, il n’y a que du souci sur son visage, surtout qu’encore une fois, il s’est déplacé pour lui alors qu’il a clairement besoin de repos. L’aidant jusqu’au canapé avec une désagréable impression de déjà-vu, il le relâche et s’assied à côté de lui. La lumière du feu de cheminée de la dernière fois remplacée par un éclairage mural parsemé autour d’eux sur les quatre murs de la pièce.

Avis Green

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Sam 20 Aoû - 23:20
-Merde, Avis...

Et il s’attendait à tout sauf à ça. À l’inquiétude qui passe sur son visage. À ses questions. À la façon dont il le fait entrer, sans une hésitation, alors qu’il aurait toutes les raisons du monde de le laisser sur le pas de la porte pour discuter, et ce malgré ses blessures déjà en train de guérir. Il s’était persuadé qu’il trouverait de la colère au creux de ses yeux. Peut-être même des insultes au bord de ses lèvres. Parce qu’il les mériterait vu la façon dont il l’a planté. Abandonné.

Avis a le cœur qui bat trop vite et c’est peut-être d’une pointe de soulagement. Mais aussi d’appréhension. Ashley avait raison, il n’est pas encore en état pour ça. Et pourtant il est là. À avancer dans l’entrée d’une démarche qui n’a rien à voir avec celle qu’il avait la fois où Kallen l’a amené.

Il n’y a pas de douleur dans ses mouvements.
Pas de traces particulières de ses combats.

“Non, c’est pas lui.”

S’il était tombé dessus ce soir-là, il est certain que le type aurait remonté l’escalier en rampant tellement il avait la rage. Pas dans une boîte, comme dirait Rouge. Mais brisé en un million de morceaux, ça oui.

Il n’a pas le temps de répondre à la suite qu’il a l’impression de vaciller. Et même s’il est à peu près sûr que ce n’est que ça, une impression, il se rattrape à un meuble avant d’éviter que la terre ne l’attire à lui. Juste avant que le bras de Kallen ne passe autour de lui et il lève vers lui un regard surpris. Avant de le baisser vers le sol quand le châtain s’agace de la situation. Il se pose sur le canapé, jetant par réflexe un regard vers le feu éteint. En espérant sûrement éviter son regard parce qu’il s’en veut un peu. De l’obliger à s’inquiéter pour lui quand ils ont bien d’autres choses à se dire.

“Je vais bien.” Il laisse tomber. Et c’est vrai. “Ça a l’air impressionnant mais ça va passer.” Plus qu’une dizaine de jours, il ne précise pas. “Parole du médecin.”

En temps normal, il y aurait un sourire sur sa bouche. Ce soir pourtant il n’arrive pas à l’esquisser, trop angoissé de la conversation qui les attend. C’est à lui, non ? De se jeter à l’eau. De balancer ses excuses et de voir si Kallen les accepte. Ou alors ce n’est pas ce qu’il attend ? Des explications, sûrement.

“Écoute, je... j’ai été... con, il voudrait dire. Mais c’était plus profond que ça. ça m’a... ça m’a fait du mal et je...” Il prend une inspiration. Peinant à rassembler les morceaux de ce soir-là. “Je suis parti parce que j’étais blessé et tellement en colère que j’avais peur de m’en prendre à toi.”

Il se demande si la nausée qu’il ressent est due à son état ou à ces mots qu’il prononce. À cette vérité qu’il lui offre parce qu’il n’a pas envie de le perdre. Il y a déjà ses cauchemars pour lui faire vivre cet enfer.

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Dim 21 Aoû - 5:20

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Sa bouche ne se tord pas en une grimace de douleur comme la fois précédente, et rien que ça est un soulagement en soi. Il pensait en éprouver aussi d’apprendre que le même type ne s’acharne pas sur lui, mais il n’est pas sûr d’aimer l’idée qu’un autre lui soit tombé dessus. En admettant que ce soit ce qui lui est arrivé. Kallen l’écoute lui dire qu’il va bien, rassuré qu’il ait vu un médecin, sans le presser dans son récit, conscient que ça ne doit pas être facile. Jusqu’à ce qu’il comprenne que ce qu’il lui raconte n’a rien avoir avec son état physique. Confus de l’abrupt changement de sujet, il le laisse pourtant continuer et la colère remonte aussi vite qu’elle l’a quitté en ouvrant la porte.

-Du mal ? Avis, j’essayais de t’expliquer un truc et tu t’es barré. Tu m’as planté là, et je sais même pas pourquoi !

Abasourdi, il se rend à peine compte qu’il lève le ton, bouillant de l’entendre parler comme si c’était lui qui était parti en claquant la porte.

-Alors pour pas me taper dessus t’es allé cogner sur un autre mec, c’est ça ? C’est pour ça que tu restes flou sur tes blessures ?

Incapable de rester assis, il se lève et se passe furieusement la main dans les cheveux, accrochant sa boucle d’oreille dans un juron d’irritation. Sa mâchoire se serre et il se retourne vers Avis. Il ne veut pas se disputer avec lui, mais pas une fois il ne s’est intéressé à comment il allait. Est-ce qu’il s’est seulement questionné sur ce qu’il a pu ressentir depuis cette nuit-là ? Son regard se durcit et il le fixe sur le mur devant lui en se rasseyant sur l’accoudoir.

-Si t’as pas envie de parler et que t’es pas désolé, je sais pas pourquoi t’es venu.

Le dire à voix haute lui fait froncer les sourcils. Il ne s’imaginait pas du tout la discussion prendre un tournant pareil après cinq jours sans s’échanger un mot. Il voit bien que c’est difficile pour Avis, mais il ne se sent pas de lui faciliter la tâche. Ce n’est pas simple pour lui non plus, et ce soir il a besoin de plus que de vagues explications.

Elle lui paraît si loin, la soirée où il lui murmurait au creux de l’oreille, son corps calé contre le sien. Kallen ferme les yeux dans un soupir, mais ses muscles refusent de se détendre. La colère de diminuer. Elle n’éclate pas comme celle d’Avis avec le temps, elle devient froide et gronde au creux de son ventre. Alaska. Il mérite sûrement son surnom, à l’heure actuelle.

Avis Green

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Dim 21 Aoû - 9:40
Tu me manquais. Il voudrait lui dire. Mais il se sent comme un lapin pris dans les phares et il a trop peur que ce ne soit pas la bonne chose à balancer même si c'est la vérité. Il lui manquait. Et même s'il n'a aucune idée de comment le faire surtout avec sa tête en vrac et la fatigue qui s'accumule, il essaye de recoller ces morceaux qu'ils ont brisé, ce soir là. Maladroitement, certes. Mais il tente.

“J'essaye, Kallen...” Il grimace. “J'essaye de te parler, là, mais c'est... pas facile.”

Encore moins avec le mal de crâne qui vient lentement vriller ses tempes. Il soupire. S'il savait à quel point il aimerait que les mots lui viennent facilement. À quel point il s'en veut, aussi. De tout ce qu'il a foiré ce soir là, enfermé dans la douleur de cette plaie à vif qui venait de s'ouvrir. Il se souvient l'avoir à peine entendu lorsqu'il a tenté de le retenir. De lui expliquer ces choses qu'il n'était pas en capacité d'écouter. Et il a regretté dès le moment où il a franchi la porte. Avant ça, même. Dès qu'il a posé la main sur lui pour le repousser.

“Je sais que j'ai merdé, Kal.” Est-ce qu'il a toujours le droit de l'appeler ainsi ? “Et je l'ai regretté à chaque nouvelle seconde depuis ce soir-là. Quand je suis parti. Quand... je me suis battu.”

La nausée l'oppresse quand il se souvient du SMS d'Aaliyah. Je ne l'ai jamais vu si en colère. S'il pouvait lui dire comme il aurait souhaité pouvoir changer les choses à cet instant. Revenir en arrière et rester dans ce salon au lieu de le fuir à son tour. Il ferme les yeux une longue seconde. Pour les rouvrir sur ses propres mains, échouées sur ses genoux.

“Je...”

Avis ignore comment formuler les choses. Détestant cette froideur qui se dresse face à lui et qui le fait se sentir encore plus mal.

“Je ne m'explique pas la facilité avec laquelle je t'ai fait confiance” Il commence. Jetant un regard vers lui qui semble le supplier de le laisser continuer. “Un soir on se rencontrait et tu es devenu important aussi simplement que ça.” Avis cherche ses mots. A du mal à savoir s'il dit les choses de la bonne façon. Mais est-ce que ça peut être pire ? “Je n'ai pas beaucoup de personnes importantes dans ma vie. La plupart ne sont que de passage et... pendant ce jeu, Kallen, quand je me suis retrouvé dans tes bras... je me suis rendu compte que je ne voulais pas te perdre mais que ça finirait forcément par arriver.”

Il le regarde parce qu'il a besoin de se donner du courage. Et parce que chaque mot qu'il prononce il le pense sincèrement.

“Quand... quand je t'ai repoussé... c'était pour ne pas t'entendre me dire que c'était une erreur, parce que c'en était pas une pour moi... j'ai pensé que ça y est, je te perdais et je... Ça m'était insupportable.”

Ça l'est toujours. Encore plus quand il voit cette colère glaciale en lui qu'il ignore comment apaiser. Terrifié à l'idée de dire ce qu'il ne faut pas alors qu'il fait de son mieux pour parler. Même si aller au bout de son explication lui paraît bien plus compliqué que d'habitude et il s'en veut encore plus d'avoir été aussi loin dans sa colère.

“Je n'ai pas réussi à t'écouter parce que je ne voyais que ça. Que c'était fini. Et je te jure que je suis plus que désolé de t'avoir laissé comme ça.”

Il n'y a plus rien qui vient ensuite. Avis a le souffle un peu court, comme s'il venait de se taper un 100 mètres et l'angoisse revient lui nouer les entrailles.

Kallen Galloway

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Kallen Galloway

Dim 21 Aoû - 17:05

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Il ne dit rien, ne veut pas se montrer cruel parce qu’il pense qu’il pourrait essayer mieux que ça. Qu’il lui doit au moins ça pour l’avoir lâché en plein milieu de sa cuisine sans une explication. Sur le cartilage de son oreille, la peau autour de la boucle palpite en écho à la douleur qu’il traîne depuis des jours. Il voudrait les faire taire toutes les deux. Entendre Avis reconnaître qu’il a merdé l’agite de l’intérieur, à moins que ce soit ce “Kal” si familier lancé comme pour réduire la distance entre eux. Ce n’est pourtant que lorsqu’il lui avoue s’être battu que ses yeux se rouvrent. Il tourne la tête vers lui. Avis regarde les mains posées sur ses genoux et Kallen aperçoit les marques de son combat sur ses phalanges. On dirait qu’il a tapé dans un mur à répétition.

Puis il commence à écouter. À vraiment écouter. Son regard change et il est déjà moins dur quand Avis lève les yeux vers lui. Plus il parle et plus le nœud s’assouplit dans sa poitrine. Il est… important ? Pas de passage ? Son cœur accélère à chaque seconde qui passe. Est-ce qu’il se rend compte de ce qu’il est en train d’impliquer ? Que ce n’est pas du tout une mise au point sur son comportement de samedi dernier, enfin… ça l’est sur le début de la soirée, celle sur laquelle il n’aurait jamais osé lui poser des questions, par peur des réponses. Au lieu d’aborder les raisons qui l’ont amené à le repousser, il lui parle d’eux. De ce qu’il ressent. De ce qu’il a éprouvé dans ses bras. De la confiance qu’il lui porte. Avis en vient pourtant à ce moment qu’il comprend encore moins à la lumière de tout ce qu’il vient de lui révéler.

La colère est bien loin désormais dans la liste des émotions qui le traversent, et en se mettant à sa place, il voit comment il a pu penser qu’en refusant de retirer son haut, son cerveau se soit penché vers le rejet. Qu’il ait pu paniquer ou mal le vivre. Il ne peut pas le blâmer à vrai dire, lui-même le craint toujours, mais pas autant que d’habitude. Parce que les sentiments qu’il était prêt à ignorer pour le toucher et l’embrasser, quitte à s’ajouter aux histoires d’un soir du brun, il les entend sur ses lèvres. Tout comme ses excuses, alors qu’il se laisse glisser de l’accoudoir pour retrouver sa place à côté de lui, une jambe repliée sur le canapé. Tout d’un coup il est nerveux, mais tend tout de même les doigts vers sa main. L’effleure et la soulève délicatement, puis la ramène sur sa propre cuisse sans la quitter des yeux. Observant les bleus qui ont effectivement la couleur des myrtilles.

-Tu te rappelles quand on s’est rencontrés et que tu m’as dit que l’autre type devait être en colère ?

Il le laisse reprendre son souffle pendant qu’il cherche ses mots. Jouant avec ses doigts pour éviter la zone sensible sur le revers de sa main.

-Il y avait pas de type, Avis.

L’air se suspend sur ses lèvres et il s’immobilise, sourd au tambour contre ses côtes.

-T’as bien vu le genre de dégâts que ça laisse, quand tu frappes quelqu’un.

Il relève les yeux vers lui. Des poings, ça s’écrase sur des tempes. Ça éclate des vaisseaux sanguins, fissure des lèvres. Brise un nez, même. Casse une dent. Le nez de Kallen est droit et quand il sourit, ses deux rangées de dents demeurent intactes. Ce sont des entailles refermées, au coin de son sourcil, sur sa mâchoire, sa pommette et en travers de son nez. Il laisse l’information faire son chemin avant de poursuivre, serrant un peu les doigts pour se donner du courage.

-Mes blessures, elles ne partent pas, et...

Un temps, encore, pour en arriver à ce qu’il a tant voulu lui dire, ce soir-là.

-Si j’ai pas voulu que tu retires mon t-shirt, c’est parce que… Bon sang, pourquoi c’est si difficile à dire ? C’est pire, dans mon dos. Voilà. Les cicatrices sont immenses, et je ne voulais pas que ça te prenne par surprise. Je ne suis pas sûr que tu aies envie de voir ça, non plus.

Avis Green

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Dim 21 Aoû - 23:15
La distance, Kallen la rompt.
Se laissant glisser de l’accoudoir, une jambe remontant contre lui.
Et d’un coup sa main qui s’avance vers la sienne.

Avis le regarde faire et pour la première fois depuis cinq jours, le vertige qu’il ressent n’a rien à voir avec sa commotion. Tout comme les battements dans sa poitrine qui s’affolent pour une raison bien différente qu’à la sortie d’un cauchemar horrible.

Ses doigts effleurent les siens. Sa main s’en empare. Les ramenant jusqu’à cette cuisse où elle les dépose et son cœur explose. Il voudrait l’embrasser, là, maintenant. Pour lui dire à quel point il lui a manqué. Pour lui montrer à quel point il était terrifié. Pour s’excuser. Pour reconstruire. Un tout petit peu de tout ce qu’il a détruit. Parce que les mots n’ont pas la puissance des émotions qu’il ressent et qu’il n’y a qu’Ashley pour si bien les manier.

Kallen observe les bleus sur ses phalanges.
Avis observe Kallen.

L’arrondi de sa mâchoire. Les cicatrices pâles de son visage. La pierre verte à son oreille. Il manquerait sans doute ses mots s’il ne voyait pas ses lèvres bouger et il force son esprit à retrouver le fil de la réalité. S’il se rappelle ? La brune de son frère. Ou bien c’était une rousse. L’écharpe de Kallen encore autour de son cou. Sa propre assurance. Un petit peu arrogante. Et cette remarque indiscrète balancée au gré d’un verre d’alcool. Il revoit aussi le karaoké. Leur chanson endiablée. La nuit à l’arrière du pick-up parce qu’ils étaient un poil trop déchirés pour rentrer.

Il acquiesce.
Lentement.

Laisse Kallen continuer alors que son souffle se coupe encore lorsqu’il le sent jouer avec ses doigts. Il se force à observer ses lèvres pour ne pas se focaliser sur leurs doigts liés. Sur la douceur de cette peau qui s’attarde sur la sienne. Ça lui demande un effort monstre mais il doit le faire, parce qu’il ne veut louper aucun de ses aveux. Ils sont là pour ça. Se parler.

Alors il écoute. Un mot après l’autre et il reconstitue petit à petit le puzzle. Ses yeux lovés dans les siens qui refusent de les lâcher. Comme Kallen serre ses doigts. Il y a un silence avant qu’il ne comprenne que le châtain s’arrête-là. Avis met plusieurs secondes à réagir et quand il le fait, c’est pour tendre sa main libre vers ce visage. Lentement. Pour l’apprivoiser. Sa paume se pose sur sa joue et son pouce vient retracer cette marque avec douceur. Juste là, celle sur l’arrête de son nez.

“Kallen...”

Il murmure. Cherchant avec difficulté les bonnes paroles alors que tant de possibilités se bousculent dans sa tête.

“Tu es magnifique.”

Il ne sait pas si c’est ce qu’il aurait dû dire mais c’est une vérité parmi tant d’autres. Il l’a pensé dès la première seconde. À l’instant où son regard s’est posé sur lui, au bar. Il l’a trouvé beau et il n’y a jamais eu aucune trace de dégoût sur son visage face à ce que son passé a laissé sur sa peau.

Comme il n'y en a pas en cet instant.
Il le regarde et c'est sincère.

Kallen Galloway

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Kallen Galloway

Lun 22 Aoû - 4:20

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Il sent son regard sur lui, le poids de ses yeux s’attarder sur ses traits, comme la première fois au bar. Ça ne le dérange pas plus qu’à ce moment-là, même si une certaine nervosité augmente la vitesse du pouls qui court déjà sous sa peau. Il lui doit aussi des explications, mais alors qu’une partie de lui est soulagée qu’il se focalise sur son visage au lieu de demander à voir les marques sur son dos, une autre s’affole de l’intensité des iris gris rivés sur lui. Le châtain n’arrive toutefois pas à savoir si c’est bon ou mauvais signe, en tout cas ce n’est pas désagréable. Ils se sont déjà trouvés dans une position similaire, la main du brun tendue sur son visage.

Son expression est différente aujourd’hui, et ses doigts se permettent davantage en remontant la balafre la plus longue et visible de son visage, de sa joue à l’arête de son nez. Pour Kallen, c’est difficile de respirer. On dirait presque une caresse, et la paume pressée contre sa figure est si chaude qu’il voudrait fermer les yeux et s’appuyer sur elle. Se laisser aller à ce contact inespéré cinq minutes plus tôt, mais Avis murmure son prénom et il a l’impression de ressentir tout un tas d’émotions à la fois, sans savoir sur laquelle s’arrêter. Comme la bouteille du jeu qui tourne et tourne jusqu’à s’immobiliser, comme le temps semble soudain se figer.

Quoi ? Il veut lui demander de répéter, mais il a très bien entendu. Alors il reste là à encaisser le plus beau compliment qu’on lui ait jamais fait, même s’il le trouve exagéré. Parce qu’il est si reconnaissant d’avoir ce garçon en face de lui qui le pense. Ça le bouleverse. Il en oublie un instant ses doutes et ses craintes pour se pencher et l’embrasser. Soupirant du simple contact de ses lèvres qu’il retrouve comme un abri dans la tempête des derniers jours. Il ignore combien de temps ils s’embrassent. Longtemps, pour sûr. Il cherche avidement son souffle lorsque leurs bouches se séparent, mais ça ne l’empêche pas de rester près de ses lèvres et d’y murmurer.

-Tu m’as manqué.

Il sourit et s’écarte un peu pour croiser son regard.

-Tu restes jusqu’à demain ? Kallen s’avance jusqu’à ce que son genou touche sa jambe. Il me reste un des meilleurs muffins aux myrtilles en ville. Peut-être que je peux être persuadé de le partager avec toi.

Tout n’est peut-être pas réglé, mais ils se sont réconciliés et si Avis accepte de passer la nuit chez lui, ils peuvent rattraper le temps perdu. Profiter de ces quelques heures ensemble avant le lever du soleil, là où les bruits de la maison sont les plus audibles. Du ronflement du vent contre les vieux carreaux aux craquements d’articulations des murs en s’étirant.

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Lun 22 Aoû - 15:05
Lorsque leurs lèvres se retrouvent enfin, Avis a cette impression étrange d’être un soldat qui rentre à la maison après un long combat. Il ferme les yeux et s’abandonne. Savourant la lenteur du baiser. Sa tendresse. Comme leur incapacité à s’arracher l’un à l’autre durant de longues secondes.

Il faut que leurs respirations soient presque agonisantes pour qu’ils se détachent. Même alors, pourtant, ils restent si proches l’un de l’autre. Leurs bouches séparées de simples millimètres et il serait si simple de revenir s’y blottir. Ils ne le font pas pourtant. Ni l’un ni l’autre. Laissant le relais à ces mots qu’il pourrait être difficile d’avouer et qui d’un seul coup lui paraissent tellement faciles.

“Tu m’as manqué aussi.”

À en crever. Il songe.
Alors qu’il plonge corps et âme au fond de son regard.

Et son sourire vient étirer ses lèvres comme un écho à celui qui illumine les siennes, au creux duquel se reflète le soulagement qui lui étreint la poitrine. Parce que Kallen est là. Son souffle emmêlé au sien. Sa joue chaude contre sa main. Son genou qui vient toucher sa jambe et Avis frémit un peu.

“Si je dors avec toi.” Il lui murmure en réponse, comme s’il craignait qu’il puisse en être autrement. “C’est promis je me ferai tout petit dans le lit.”

Il n’est pas certain d’arriver à dormir, de toute façon, malgré la fatigue qui s’ajoute à ses maux de tête. Au moins la nausée a disparu. Certainement due à l’angoisse de la conversation qu’ils devaient avoir plutôt qu’aux séquelles de sa commotion. C’est terminé, maintenant. La tempête est passée, en laissant finalement moins de dégâts sur son passage qu’il aurait pu le penser. Kallen lui parle même de leurs muffins et ça lui arrache un léger rire, au creux duquel il ferme les yeux.

“Je me demande bien qui les a préparés, ces muffins.” Il souffle, taquin. “Il faudra lui demander la recette.”

Sa main glisse de la joue jusqu’à ce front qu’il dégage d’une mèche de ses cheveux châtain et il se demande une seconde comment Kallen peut douter de sa beauté. Ce compliment si sincère qu’il lui a fait à peine quelques temps plus tôt peut se lire encore au fond de ses yeux gris. Il est magnifique et il aimerait que le monde entier le sache.

La sonnerie de son téléphone le fait sursauter.
Avis grogne et sa main quitte à contrecœur sa joue pour récupérer l’appareil.

C’est Ashley, bien sûr. Et il décroche sans s’éloigner de Kallen parce qu’il s’en sent incapable. Il refuse d’être celui qui s’éloigne, cette fois.

“Ashley ?”

Sa pipelette de frère qui retrouve ses bonnes habitudes et même s’il ne suit pas un quart de ce qu’il lui raconte sur son imprudence, le fait qu’il ne devrait certainement pas être dehors sans surveillance, qu’il s’inquiète pour lui et puis que c’est injuste parce qu’il a mangé tous les muffins sans lui en laisser un seul, il le laisse épuiser son flot de paroles sans tenter de le couper.

“Tu parles trop, Ash. Tu sais bien que j’ai du mal à suivre.”

En fait, c’est le cas d’à peu près n’importe qui, sauf qu’Avis a passé quasiment toute sa vie avec lui et qu’en temps normal il est parfaitement capable d’écouter les histoires de son frère de A à Z. Sauf quand il n’en a vraiment pas envie.

“Tu rentres quand ?”
“Demain.”
“Refais pas de connerie ou je te tue de mes mains.”
“J’y compte pas.”

Il n’a pas le temps d’ajouter quelque chose qu’Ashley raccroche. Et même si ça lui fait hausser un sourcil, il finit par esquisser un sourire.

“Je crois qu’il est un peu jaloux.”

Et inquiet, aussi. Beaucoup. Mais il est comme ça leur quotidien. Violent et terrifiant. Avec, parfois, au milieu de tout ça, quelques heures de répit comme lorsqu’il plonge dans la beauté d’un regard vert.

Kallen Galloway

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Kallen Galloway

Mer 24 Aoû - 17:35

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C’est une chose de lui dire qu’il lui a manqué, mais c’en est une autre de l’entendre. Surréel, un peu. Son cœur bat encore du baiser échangé qu’il se perd dans la limpidité de ses yeux clairs, et d’un seul regard il sait que plus rien ne sera comme avant. Avis lui rend son sourire et Kallen aimerait encore l’embrasser, mais décide plutôt de glisser ses doigts entre les siens en riant tout bas.

-C’est un peu contre-productif si tu te fais tout petit, tu crois pas ?

Après la semaine qu’il vient de passer, s’il a bien une envie, c’est de sentir qu’il est . Comme il sent le frisson le traverser à son contact. Il ne mentait pas quand il lui a dit vouloir tout un tas de choses depuis qu’il est entré dans sa vie, et dernièrement ce nombre ne fait qu’augmenter. Encore maintenant il volerait bien le rire sur ses lèvres, mais préfère l’écouter et savourer la remarque complice. Le regarder aussi, parce qu’il a toujours du mal à intégrer l’idée qu’il soit venu si vite et ne repartira pas avant le matin.

Avis rouvre les yeux et sans même le réaliser, l’habitude du brun de se mordre la lèvre déteint sur lui. Son cœur accélère, affolé de la façon dont il le regarde. Des doigts qui écartent les cheveux sur son front. De leur douceur incroyable. Il retient son souffle, comme pour mieux en graver l’image dans sa tête. Se concentrer sur chacun des détails. Sans se rendre compte qu’il le regarde de l’exacte même manière. Il est sur le point de céder à son envie de reprendre ses lèvres lorsqu’une sonnerie de téléphone le freine dans son élan et le fait sursauter à la suite d’Avis.

Ses yeux suivent la main jusqu’à la poche du jean où le portable apparaît avant qu’il ne le décroche et le pose contre son oreille. Au prénom, Kallen devine qu’il s’agit de son frère, le portrait quasi craché de son aîné qu’il a à peine croisé à deux reprises. Ashley parle beaucoup, et très vite, mais est-ce qu’Avis sait qu’il peut entendre la discussion de si près ? Est-ce que c’est voulu ?

En cas de doute, il cherche à le lui faire savoir en souriant du fait qu’il ait mangé les muffins sans en laisser un seul à son cadet, puis se contente de jouer avec ses doigts en attendant qu’il termine son appel. Remarquant le pli de concentration entre les sourcils d’Avis au flot de paroles d’Ashley. Lui aussi finit par s’inquiéter et lui lance un regard d’incompréhension lorsque l’Anglais s’adresse à nouveau à lui.

-Jaloux de quoi ?

Plus soucieux de son état, il retourne sa main et caresse les ecchymoses sur ses phalanges, persuadé que s’il vérifiait l’entrée de la maison, il n’y trouverait pas la moto qu’il n’a pas entendue arriver. Probablement parce qu’il est venu autrement. Qu’il ne peut donc pas conduire, alors qu’il l’a fait la fois où son corps était recouvert de bleus. Il aurait tellement dû le rattraper, samedi dernier. Le retenir et l’empêcher de partir.

-Écoute, je me fous de la connerie que t’as faite, si t’as décidé de sauter sur trois types en même temps pour te défouler ou quoi, peu importe. Me dis juste pas que c’est rien et que tu vas bien.

Il lance un regard vers son sweat, comme s’il en voulait au tissu de lui cacher la marque d’une côte cassée ou d’une blessure encore pire.

-Tu peux me parler, quand il t’arrive un truc. Sa tête se redresse lentement jusqu’à retrouver ses iris argentés et il tente avec humour. Pas que j’aime pas te retrouver nu dans ma baignoire, mais tu vois ce que je veux dire ?

Avis Green

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Mer 24 Aoû - 21:25
Kallen entend beaucoup de choses, il en a conscience. Mais s’éloigner encore lui est impossible alors Avis reste là. S’en foutant qu’il écoute. Aimant toujours plus ce sourire qui apparaît sur ses lèvres à la mention des muffins, et il pourrait balancer le téléphone juste pour l’embrasser lorsqu’il le voit faire.

Pourtant il attend et se montre patient. Il laisse son frère parler parce qu’il sait qu’il en a besoin. Que ça le rassure. Que ça lui fait du bien. Qu’il aurait bien aimé gratter quelques informations sur cette personne à qui il a déposé le reste des muffins la semaine d’avant, alors même qu’il sortait d’une nuit à l’hôpital.

“Que je lui en cache tant sur toi. Que je ne lui donne aucune des réponses qu’il attend. Il vendrait son âme pour savoir avec qui je suis ce soir.” Il répond.

Il aimerait ne pas voir l’inquiétude que peut représenter son geste. Cette caresse sur ses phalanges abîmées. Il aimerait le rassurer et lui dire que ça n’arrivera plus. Mais ce serait le pire des mensonges. Même s’il n’y avait pas ce clan derrière lui, il y aurait toujours ce chaos si virulent en lui. Alors il ne dit rien parce qu’il sait que si Kallen a quelque chose à lui dire, il le fera. Et à raison.

“Dis-le si la prochaine fois tu préfères que je m’évanouisse directement dans ton lit.”

Il le taquine, mais ses yeux restent plus sérieux qu’à l’ordinaire malgré la rougeur venue colorer ses pommettes le temps d’une seconde.

“Ashley parle trop.” Il sourit doucement. “Je vais bien, Kallen. Vraiment, cette fois.” Même s’il avait affirmé la même chose ce soir où il s’est évanoui dans la baignoire. “J’ai une commotion cérébrale. J’ai pris un mauvais coup.” Il indique le bleu à sa tempe de sa main libre, encore bien visible. “Alors ok, tu as raison, ce n’est pas rien. J’ai souvent mal au crâne, des vertiges, et les lumières m’éclatent les yeux. J’ai aussi beaucoup de mal à me concentrer sur ce que je fais mais ça s’améliore tous les jours et ça va passer.” Il serre ses doigts entre les siens et il n’y a aucune douleur sur son visage ou dans ses yeux. “Et je ne te mens pas quand je te dis que ça va.”

Parce que c’est le cas.
Même si ça ne s’arrête pas de battre des records de vitesse dans sa poitrine.

Il récupèrera, les médecins lui ont dit. Même s’il va falloir être patient parce qu’ils peuvent mettre un peu de temps à disparaître, ses symptômes. À vrai dire il s’en fout, à cet instant. Il se fout de la douleur qui frappe dans son crâne parce qu’elle n’est rien face à son envie d’embrasser cet homme.

Alors il lâche un juron, tout bas.
D’un mouvement rapide il défait ses converses qu’il laisse tomber au pied du canapé, juste pour se rapprocher de lui et venir emmêler ses jambes aux siennes. Son souffle étreignant le sien alors que ses lèvres s’arrêtent à quelques millimètres des siennes. Et il croit mourir à le sentir si proche. Si loin. Une seconde fois quand il rompt la distance qui les sépare pour l’embrasser enfin.

Il y a un léger gémissement de frustration alors qu’il se contient. Pour ne pas se laisser emporter par un peu de brutalité. Beaucoup de passion. Alors que tout en Kallen lui a tellement manqué.

Kallen Galloway

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Ven 26 Aoû - 3:40

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La surprise marque ses traits. Sur le moment, il ne sait pas quoi faire de l’information. Peut-être qu’il devrait s’inquiéter du secret, lui demander pourquoi il ne dit rien à son frère, mais ce soir ça ne l’intéresse pas. Ça peut attendre. Pour une fois qu’ils sont seuls, sans fête ni alcool. Sans malaise dans la baignoire. Sans cris dans la nuit. Simplement parce qu’il l’a invité, et qu’il est venu.

Pour parler.
Se retrouver.

La semaine sans lui a été longue, alors il préfère sourire de sa plaisanterie et se montrer attentif sur ce qu’il a à lui dire. Retrouvant un peu de sérieux lorsqu’il apprend pour la commotion cérébrale. Son regard dérive vers la tempe où il a reçu le coup et il est clair que la nouvelle ne lui plaît pas, mais il le croit quand il lui dit qu’il va bien. Ça le rassure tout de même de connaître les symptômes, simplement pour savoir à quoi s’attendre. Il apprécie l’honnêteté et acquiesce en resserrant ses doigts en réponse à la pression des siens.

Il pourrait sans doute dire quelque chose, pourtant il n’a pas l’impression qu’il soit nécessaire de parler. Le silence est confortable, et maintenant qu’ils ont échangé quelques explications, Kallen semble enfin réaliser la présence du brun sur son canapé. Sa proximité. Leurs mains liées ensemble. Avis souffle un juron et sans savoir pourquoi, son cœur s’emballe. Il retire ses chaussures et, bien vite, l'anticipation se glisse dans ses veines. La distance diminue, leurs jambes s’entremêlent et sa respiration défaille de le voir se pencher si près de son visage. Avis expire, la chaleur de son air s’échoue sur ses lèvres et Kallen est à l’agonie.

La seconde dure une éternité, puis il l’embrasse enfin. Quelque chose d’incroyable coule en lui, comme une gorgée d’eau après plusieurs jours dans le désert. Il lui rend le baiser, mais quelque chose cloche. Le châtain fronce des sourcils, et au son qu’émet Avis c’est lui qui décide de s’écarter pour chercher son regard, mais il n’y trouve toujours aucune trace de douleur, donc au lieu de lui demander si ça va, il tente.

-Tu veux aller t’évanouir dans mon lit ?

Il se fait tard de toute façon, alors il se lève et le tire doucement du canapé pour l’amener dans sa chambre à quelques pas de là. Sa main le relâche sur le seuil, et plutôt que d’allumer le plafonnier, Kallen se dirige vers la lampe de sa table de nuit pour l’allumer. Une faible lumière dorée éclaire la pièce, les meubles de bois dépareillés, la caisse remplie de vinyles dans un coin, le tas de vêtements entassés sur une chaise dans l’autre. Les lattes du plancher grincent sous son poids lorsqu’il s’en approche, y ajoutant son sweat après l’avoir retiré, puis il revient ensuite vers Avis, un peu hésitant.

-Est-ce que t'aimerais un pyjama, ou… ?

Ce qui lui paraissait évident le premier soir ne l’est plus tellement à présent. Lui-même n’est pas sûr de ce qu’il lui propose.

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Ven 26 Aoû - 16:15
Il rouvre les yeux et une inquiétude borde le gris de ses yeux. Il se demande si c’était trop. Si Kallen a ressenti ce qu’il bride avec tant de force. Ou s’il a simplement décidé de le rendre fou avec son regard qui se plonge dans le sien. Comme s’il le sondait. Y cherchait des réponses et Avis ignore s’il les trouve. Peut-être pas, au vu de sa question. À laquelle l’Anglais répond avec un sourire, peut-être dans un espoir de les rassurer tous les deux.

“Oui, on peut bouger si tu veux.”

Il ne compte pas s’évanouir.
Même si son corps le tourne encore quand il se met debout et il serre les doigts de Kallen jusqu’à la chambre pour ne pas donner une chance à la gravité de l’embrasser à son tour. Refermant la porte derrière lui, quand il le lâche, pour s’y adosser.

La lumière que le châtain allume ne brûle pas ses yeux.
Et éclaire juste assez pour qu’il ne le lâche pas du regard quand il retire son pull.

Avis sent ses entrailles se tordre et son cœur repartir tout aussi vite qu’au moment de l’embrasser. Encore plus en le voyant revenir vers lui, s’arrêter à quelques pas à peine, et il doit se faire violence pour ne pas le supplier de le plaquer davantage contre cette porte.

“Je dors en caleçon, d’habitude.” Sa voix est rauque et quand il se décolle de la porte, la distance entre eux se réduit un peu trop. “Mais je peux mettre un pyjama si ça te dérange.”

Il retire son sweat qu’il laisse tomber au sol. Son t-shirt rejoint son sweat. Dévoilant sa peau bien moins abîmée que Kallen a l’air de le penser.

Il y a bien quelques bleus au milieu de ses tatouages : le plus marqué traverse son ventre, où l’autre l’a cogné quand il est tombé à la suite de ce coup qu’il s’est pris à la tempe. La plupart sont déjà effacés, pourtant, et il n’y a pas grande différence par rapport au moment où il a retiré son haut après avoir fait tourner la bouteille. De même sur ses jambes, quand il fait tomber le jean. Dévoilant une peau indemne, sans compter la marque altérée en haut de sa cuisse. Je vais bien, il semble vouloir lui dire une fois de plus quand ses yeux se relèvent à la recherche des siens, mais il se mord la lèvre à son tour sans réussir à dire un mot alors que l’envie de le pousser contre le lit traverse son esprit.

Il détache ses cheveux et il imagine Kallen y plonger les mains.
Sa traîtresse de respiration s’emballant malgré lui.
Alors que ce ne sont pas du tout les mots escomptés qui s’échappent finalement.

“On est vraiment seuls ce soir ?”

Il réalise que ça ne sonne pas du tout comme il l’entendait dans son cerveau déboussolé. Quand il voulait juste être sûr que la tante de Kallen ne risquait pas de débarquer d’un coup pour les trouver à moitié à poils. Pas que ça le gêne particulièrement, mais Kallen...

Kallen Galloway

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Ven 26 Aoû - 23:00

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Il n’a pas l’habitude d’embrasser des hommes sur le canapé de son salon. À la question sur les histoires d’un soir pendant le jeu de la bouteille, Kallen n’a pas bu. L’expérience ne lui est pourtant pas nécessaire pour comprendre qu’il y a un souci, mais elle lui serait sans doute utile pour identifier lequel. Leurs regards se croisent et il semble y avoir une incompréhension mutuelle dans celui de chacun. Se déplacer lui paraît alors la meilleure solution, et il s’assure qu’Avis tient bien sur ses deux jambes en le guidant vers sa chambre.

Lorsqu’ils y sont, le cliquetis de la porte refermée derrière eux arrache un battement à son cœur. Il sent la paire d’yeux gris rester sur lui quand il s’avance pour allumer la lumière, quand il se décale pour enlever son sweat, et enfin quand il revient vers lui. Se répète qu’il lui a manqué, en contemplant son visage qui approche. Son mouvement le cloue sur place, figeant l’air dans ses poumons. À quel moment il recommence à respirer, le châtain l’ignore. Avis retire son sweat et son odeur l'inonde, la même qu’il y a sur son écharpe dans l’entrée. Le t-shirt tombe à sa suite, et il a l’impression que c’est lui qu’on allonge au sol.

Ses yeux glissent sur une épaule dénudée, puis plus bas sous sa clavicule, où l’encre coule vers son sternum et longe son abdomen. Kallen suit les dessins jusqu’à son ventre et les mains d’Avis détachent l'agrafe du jean. Son cœur sursaute au même moment, et le pantalon chute à ses pieds. Si ça le dérange ? Il ne voit pas dans quel monde ça pourrait être possible. Son regard remontant à la rencontre du sien avec une chaleur nouvelle dans les veines. L’élastique dans ses cheveux libérant ses boucles brunes lorsqu’il le glisse à son poignet. Le souffle plus court, alors que ses paroles épaississent l’air autour d’eux.

-Il n’y a que toi et moi dans la maison.

Il chuchote, la gorge sèche. Portant les mains à sa propre taille, sous son t-shirt, afin d’abaisser son bas de pyjama et de le faire tomber à ses chevilles. Dévoilant un boxer noir à mi-cuisse.

-Je dors comme ça, mais… Il commence en faisant un pas, si près de lui qu’il perçoit la chaleur de ses jambes sur les siennes. Si tu veux me retirer mon haut, je te laisserai l’enlever. Son genou frôle sa peau et il tremble un peu. Ça n’a jamais été un manque de confiance en toi, Avis.

Il tient au moins à mettre ça au clair.

-Et tu peux rester comme ça, si tu veux. Ça me plaît.

Tu me plais, semble-t-il vouloir dire, mais n’est-ce pas évident ? Il n’arrive même pas à le quitter du regard. Ne sait plus où mettre ses mains, ni sur quelle parcelle de peau déposer ses lèvres. Il ne réussit qu’à le dévorer des yeux et s’asphyxier davantage. Embouteiller ses émotions, ça il a l’habitude.

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Sam 27 Aoû - 15:30
Il n’y a que toi et moi, Kallen confirme. Faisant flamber de chaleur le haut de ses joues alors que sa bouche lui paraît si sèche, d’un coup, lorsqu’il le voit abaisser le pantalon de pyjama qu’il portait jusque-là. Lui dévoilant la longueur de ses jambes. Ses cuisses sur lesquelles ses yeux s’attardent. Avant qu’instinctivement, ses yeux ne retrouvent les siens et son souffle se coupe lorsque Kallen fait un pas vers lui.

Il sent la chaleur de ses jambes presque contre les siennes.
Leurs peaux qui s’effleurent.

Tandis que les mots résonnent en lui au rythme effrené de son cœur. Il faut du courage pour les prononcer. Encore plus pour lui confier les rênes comme il le fait. Et durant un instant, Avis n’est pas sûr de les saisir. Parce que cette preuve de confiance est suffisante, lui tire un sourire plein d’émotion.

S’il ne répond pas vraiment, la douceur avec laquelle il vient saisir le bas du tee-shirt parle à sa place. Il sent la nervosité qui gagne le châtain, elle est plus que palpable, et il hésite à reculer. Mais il se jette à l’eau et le remonte doucement, le faisant passer par dessus sa tête sans que Kallen n’oppose de résistance.

Il ne le lâche pas du regard.

Même quand, après plusieurs secondes à respirer trop rapidement, sa main se pose sur lui pour tracer du bout des doigts sa clavicule et les marques qui s’y trouvent. Continue son chemin sur chaque partie de son torse qu’il explore avec lenteur. Le creux de sa gorge où il aimerait déposer les lèvres. La courbe d’un téton. La ligne du ventre qui l’emmène à la frontière du boxer. Puis glisse vers les côtes. Et le début des cicatrices qu’il prend le temps de découvrir comme chaque autre centimètre de sa peau. Parce qu’elles font partie de lui comme c’est le cas des siennes.

Il y en a une, cachée par son boxer.
Le tranchant froid d’une lame qui a mordu son aine.

Alors sa main vient attraper celle de Kallen. L’y emmène. Et ça affole son souffle. Ça fait trembler un peu ses jambes. Quand il pousse les doigts doucement sous l’élastique du tissu jusqu’à ce qu’ils atteignent la marque, quelques centimètres plus bas. Partant de la pointe de sa hanche jusqu’au creux de sa cuisse où elle se niche.

Il frissonne un peu.
Une pointe affolée de désir emplissant ses anthracites.

“Il n’y a pas une seconde où je ne t’ai pas trouvé beau.”

Il murmure. Le gris pâle de ses yeux refusant de s’arracher à la chaleur de ceux de Kallen alors même qu’il voudrait embrasser sa peau. L’embrasser lui. Perdre pied.

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Kallen Galloway

Sam 27 Aoû - 23:35

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C’est sans doute un peu maladroit, tout ça. Pas moins honnête que les gestes passionnés dans la cuisine du brun, pourtant. Juste… différent. Kallen envoie son pantalon de pyjama sous le lit d’un coup de talon, bien plus excité qu’il ne le pensait du simple regard d’Avis sur ses jambes, ses yeux à lui fixés sur son visage encadré de longues boucles sombres. Les joues encore rouges de les savoir seuls. Il les embrasserait rien que pour sentir leur chaleur sur ses lèvres, mais les iris gris remontent jusqu’à lui et son souffle ralentit. Est-ce qu’il fait bien de prendre les devants concernant son haut ? Il n’est pas sûr. Tout ce qu’il sait c’est que s’il ne le fait pas, il le regrettera.

Alors il essaie de détendre ses bras si l’envie lui prend de saisir l’occasion. Rien ne l’y oblige, en vérité. Ils peuvent se toucher malgré son t-shirt sur le dos. Les secondes passent et Kallen donnerait volontiers un penny pour ses pensées. Son cœur vrille à la vue de son sourire, puis il frissonne de la douceur des mains sur son vêtement. C’est quasiment révérencieux, la manière qu’il a de remonter le tissu, et comme promis le châtain ne lui résiste pas. Il ne s’est pas souvent trouvé si peu vêtu devant quelqu’un ; il lui faut un moment pour intégrer la disparition de son haut, et la respiration rapide d’Avis le trouble à parts égales.

Quand enfin il pose sa main sur lui, un soupir incontrôlé s’échappe de ses lèvres et accélère son souffle. Pourtant il ne fait que l’effleurer à l’endroit de sa cicatrice, mais le contact le plonge dans une étrange confusion tant l’effet est grand. Puis les doigts d’Avis se déplacent et son cœur s’emballe. Sa peau frémit sous leur passage et il prend appui sur la porte alors que son ventre se contracte de lente caresse, les rapprochant au point de partager à nouveau le même air. Il ne réalise mettre son dos à portée que lorsque la main du brun remonte ses côtes, là où les blessures sont plus profondes. Encore maintenant, les marques creusent sa chair de façon inégale. Kallen redevient nerveux et se tend un peu, mais ça ne dure qu’un instant.

Avis s’empare de sa main et la guide jusqu’à sa taille, sous l’élastique nouant le sous-vêtement à ses hanches. C’est là qu’il la sent, dans le creux de l'aine. Une ligne fine, semblable à celle que dissimule son boxer à l’intérieur d’une cuisse. L’Anglais frissonne d’un regard ardent et la réaction de Kallen est instinctive. À sa déclaration, il se rend compte qu’il le veut bien plus qu’il n’a peur, alors il décale sa main entre ses jambes, brûlant de sa propre audace. Sa respiration s’alourdit quand il trouve ce qu’il cherche et ses doigts se tendent pour l’apprivoiser. Comment fait-il ensuite pour les refermer autour de lui sans en rougir, il l’ignore.

Son sang bout rien qu’à le regarder et l’entendre. Il est fasciné par lui. Par eux. Par ce moment qui dépasse tout ce qu’il aurait pu imaginer. Délicatement, sa poigne se raffermit autour de son membre et il initie un mouvement de va-et-vient. Frémissant, un gong à la place du cœur tellement ça le fait vibrer. Peu prêt d’arrêter.

Avis Green

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Avis Green

Dim 28 Aoû - 14:45
La surprise traverse ses traits.
Un long soupir de plaisir franchissant sa bouche immédiatement après.

D’une main, il attrape sa hanche. Sentant ses jambes trembler comme le fait son souffle, si proche du sien qu’ils ne font plus qu’un. Son regard voilé du désir qui grandit contre les doigts enroulés autour de son membre. Lové dans le sien et il n’y a plus de secrets. Plus de mensonges. Plus d’omissions quand son plaisir se lit si parfaitement sur ses traits et que chacun des mots qu’il a prononcé quelques secondes avant semble s’y refléter.

Il frémit.
Haletant doucement.

Sa main libre retrouvant le chemin de son torse qu’il caresse lentement. Effleurant sa peau, traçant dessus des formes abstraites, et il s’attarde sur un téton juste pour le sentir durcir sous son pouce.

Il poursuit ensuite vers son ventre, plus bas encore, et se rend à peine compte qu’il tire sur le tissu du boxer noir pour le faire tomber le long de ses jambes. Ses doigts trouvant leur place naturellement pour découvrir ce que ses yeux ne peuvent pas voir. Il le caresse avec douceur. Avec une lenteur qu’il n’a jamais connue, en écho à celle que Kallen imprime sur lui.

Ça lui tire des soupirs saccadés. Des frissons infimes. Une respiration tremblante à chaque inspiration, à chaque expiration.

Ses doigts se crispent sur sa hanche alors que Kallen l’emporte toujours plus proche de la jouissance. Avis se mord la lèvre, voudrait mordre la sienne aussi, s’en empêche vivement et contemple leur désir à travers les yeux verts. Alors il relâche sa hanche et l’embrasse avec ses doigts, caressant ses lèvres et un gémissement léger franchit les siennes lorsqu’il les sent s’entrouvrir à leur passage.

Sa poitrine éclate de son souffle trop court. De toutes les émotions qui s’y bousculent. Il se perd un peu plus loin à chaque seconde et ses yeux se voilent de cette fin qui approche. Il tremble légèrement contre lui. Sentant l’orgasme arriver et il le prend au milieu d’un soupir haché, ses joues se teintant d’une rougeur alors qu’il refuse encore de s’arracher à son regard.

C’est une première fois.
Mieux que ça. Il n’a aucun doute, aucune peur. Juste cette confiance et cette sensation étrange d’être parfaitement à sa place.

Il le caresse encore. Il le caresse jusqu’à son point de non-retour. Plongé au cœur de ce vert tendre avec son cœur qui frappe à mille à l’heure au fond de sa poitrine.

Kallen Galloway

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Kallen Galloway

Dim 28 Aoû - 22:15

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Il ne s’explique pas sa confiance en lui en croisant le regard surpris d’Avis, comme si lui mettre la main dans le caleçon s’arrêtait à son intention de le rassurer. Il n’en est rien d’ailleurs, le seul effet a été de l’exciter, et le voir réagir de la même manière à son contact réchauffe son souffle en un instant. Un frisson lui hérisse la peau des bras lorsqu’il s’accroche à sa taille et le rapproche, obnubilé par tout ce que ses yeux semblent lui dire. Ses jambes tremblent contre la solidité des siennes, le dos appuyé contre la porte de bois, et Kallen se demande s’il réalise tout ce qu’il lui offre.

Les doigts libres du brun reviennent se poser sur son torse et il résiste à l’envie d’abaisser les paupières pour profiter des caresses. Il ne veut pas quitter son regard, les accrocs trouvant leur place dans sa respiration à chaque courbe dessinée. Avis frôle à peine la chair sensible sur son pectoral qu’il en racle la porte de ses ongles en augmentant le rythme de sa seconde main de façon inconsciente, emporté par son intuition. Un doux frémissement au creux du ventre, là où descendent les attentions.

Une anticipation folle passe sur son visage quand il tire sur son boxer et il se met à jouer des hanches pour l’aider à le faire tomber, déglutissant avec difficulté de l’air qui parcourt son épiderme tout entier. Avis le touche et son corps tressaute dans une inspiration entrecoupée. Il soupire lourdement. Son cœur lui écrase la poitrine de ses coups durs, résonnant de toutes les sensations qui le traversent. Il voudrait tant l’embrasser, avaler chacun de ses souffles jusqu’à perdre le sien. Avis se mord la lèvre et il devine la même pensée au fond de ses iris embrumés.

Aucun ne rompt la distance pourtant, comme une entente tacite. Il sont deux à la sentir, l’intensité du contact visuel. La force décuplée du désir que ça leur renvoie dans les veines. Kallen se rend à peine compte que les doigts du brun laisseront leur marque sur sa hanche. Ils quittent sa taille pour sa bouche et un violent frisson le secoue. Ses lèvres se séparent pour les cajoler dans un gémissement brisé. Sa main s’extrait de son appui pour prendre son visage dans sa paume, caressant sa joue du pouce.

Le souffle d’Avis s’accélère et son corps recommence à trembler contre lui. Le châtain accentue ses attouchements sans aller plus vite, jusqu’à ce qu’il craque et se fasse entraîner par l’orgasme. Il sait quand exactement au reflet de ses yeux. Le sent sous ses doigts, et le sien ne tarde pas à le transporter, submergé qu’il est de le voir rougir de plaisir. C’est si fort qu’un gémissement lui étreint la gorge. L’espace d’un moment, ce sont ses dents sur les doigts du brun, mais il les relâche vite pour s'agripper à sa nuque, le corps pris d’un long soubresaut.

Il lui faut une bonne minute pour en revenir et se rendre compte de ce qui vient de se passer, et quelques secondes de plus pour retrouver un peu de lucidité. Comprendre que même ses mains tremblent. Les détachant lentement d’Avis, il attrape de quoi essuyer leur méfait et remonte rapidement son boxer, histoire de se remettre au même pied d’égalité. Ses épaules se soulevant encore du souffle qu’il peine à rattraper.

-Ça ressemblait à ça ? Le… le rêve que t’as fait.

Avis Green

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Avis Green

Lun 29 Aoû - 13:00
Il leur faut une longue minute pour revenir réellement à eux.
La chaleur des mains de Kallen l’enveloppe, sur sa joue et contre sa nuque, et il sent à peine la douleur diffuse de cette dernière sous les doigts qui l’ont agrippée. Se laissant porter totalement par l’instant sans revenir entièrement à la réalité. Il est bien, là. Et il grogne légèrement quand les doigts quittent sa peau, sans bouger pour autant.

Il reste adossé à cette porte. Laissant Kallen s’occuper de nettoyer toute trace de leur passion, même s’il ne peut rien faire contre la rougeur sur sa hanche et celle sur sa propre nuque. Contre leurs souffles chaotiques. Ou l’intensité de leurs regards.

Ni même contre ses joues qui rougissent à la question qu’il lui pose mais à laquelle il accepte de répondre.

“C’était moins fort.”

Soufflé au milieu d’une respiration encore saccadée qui n’a aucune raison de se calmer quand il repense au dit rêve. Moins fort mais loin d’être déplaisant. Il revoit l’eau dégringoler sur leurs corps nus. La passion débordante et leurs peaux qui se pressent l’une contre l’autre. Des baisers aussi impatients que leurs mains en train de s’explorer. Puis il s’était réveillé, seul, et il avait dû calmer son désir sous la flotte glacée en évitant de penser à ces yeux pailletés d’or ou à ces lèvres tendres contre les siennes.

Avant lui, ses rêves n’avaient jamais eu de visage particulier. Ça avait sûrement été le plus perturbant dans cette histoire. Rêver d’un autre homme, après tout, n’ayant rien de si extraordinaire, même si c’était rarement arrivé que ça prenne place chez lui.

“Mais ça fait partie des choses que j’aimerais bien essayer...”

Il avoue à demi-voix. Une rougeur franche sur ses joues maintenant, alors qu’il le regarde droit dans les yeux. Son cœur bat à mille à l’heure au creux de sa poitrine et il doit retenir sa bouche de prononcer à voix haute toutes ces autres choses auxquelles il pense et qu’il voudrait essayer.

Faire l’amour avec un homme à qui on tient, il songe.

Et il se demande comment il fait pour rester debout. Pour décoller enfin son dos de la porte, se redresser, et se retrouver de nouveau tellement proche de ses lèvres qu’il vient les embrasser avec tendresse. Souriant doucement contre elles.

“C’est le moment où on passe au lit, c’est ça ?”

Il murmure.

Kallen Galloway

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Lun 29 Aoû - 22:40

Stitches
Est-ce qu’il gronde parce qu’il s’écarte ? Parce qu’il s’est arraché à son regard le premier ? Il le retrouve vite pourtant, et constate la rougeur que sa question a provoquée sur le haut de ses joues. Son corps empêchant la lumière de la lampe d’éclairer le visage d’Avis, il a l’impression de profiter d’un secret dans la pénombre de son ombre. La peau encore frémissante du plaisir qu’ils ont partagé. Il l’écoute lui avouer que son rêve était moins fort et il n’a aucun mal à le croire, c’était intense pour lui aussi. Puis il apporte une précision et son cœur manque un battement.

Kallen se demande s’il comprend bien. Si Avis lui parle de la possibilité – de l’envie ? – d’une prochaine fois. Difficile de ne pas le penser lorsqu’il pointe ses yeux sur lui en le disant. À quel moment il s’est glissé dans sa peau ? Il a beau réfléchir, il n’en a aucune idée. Ni du pourquoi, ni du comment, et ça ne le dérange pas. Avis revient vers lui, l’embrasse, et au sourire qu’il presse contre ses lèvres sa poitrine se gonfle. Ses genoux menacent de le lâcher alors il murmure un bref assentiment pour se diriger vers le lit. Sa main récupère un t-shirt propre sur la commode et il l’enfile vite fait en prenant place sous les draps.

Il s’installe au fond, contre le mur. S’il doit se lever le premier, il sait trouver ses repères dans la pièce. Ses yeux suivent Avis pendant qu’il s’allonge à son tour sur le matelas tandis que, fidèle au reste dans la maison, ce dernier grince sous leur poids. La tête sur le même et seul oreiller, il lui fait face en tendant une main vers son oreille. Dégageant doucement les boucles qui la recouvre pour jeter un coup d'œil sur le bijou qui y est accroché. Sans retirer ses doigts, il esquisse un sourire en l’apercevant, songeant à tout ce qu’ils ont vécu cette nuit-là. À tout ce que Avis aimerait essayer.

-Si tu me racontes ton rêve… Il commence en ramenant ses yeux sur lui. J’aurai peut-être envie d’essayer aussi.

Ce serait mentir de dire qu’il n’est pas curieux. Tout en parlant, il promène ses doigts derrière son oreille, comme pour l’encourager à lui confier les détails de cette confession lâchée sans pudeur aux yeux de tous pendant le jeu de bouteille. Kallen ne sait pas comment la révélation n’est pas arrivée jusqu’à Lee, ou si celui-ci refuse simplement de lui poser des questions par respect pour son humeur des derniers jours. La soirée lui paraît si loin, à présent.

Il y a une heure il croquait dans le dernier muffin qu’ils ont préparé ensemble en chialant, et maintenant ils partagent son lit après s’être laissés emporter par un désir qu’il ressent encore en caressant sa peau. Le châtain aime beaucoup l’idée qu’ils puissent se quitter au matin avec la promesse d’une prochaine fois. Que ce ne soit pas l’affaire d’une seule nuit.

Avis Green

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Mar 30 Aoû - 13:40
Kallen enfile un tee-shirt et Avis décide que même s’il aurait tout donné pour le garder presque nu contre lui, ça lui convient. Il le laisse s’installer sans rien dire au fond du lit, venant le rejoindre quelques secondes après, quand ses jambes acceptent de le porter sur les pas qui les séparent.

Le sommier grince et ça lui tire un rire. Qui se reflète sur ses anthracites alors qu’il pose la tête sur l’unique oreiller, leurs visages séparés de trop peu de centimètres pour qu’il n’ait pas envie de l’embrasser.

Mais Kallen le surprend d’un geste bien différent.
Ses doigts viennent dégager les boucles brunes pour laisser apparaître celle qui colore son lobe depuis ce soir-là. De vert et d’or, comme ses yeux. Un sourire sur le visage et Avis se demande à quoi il pense.

Il ne tarde pas à le savoir quand le châtain brise le silence par sa question.

Effacée par le fil des secondes, la rougeur revient brutalement colorer ses joues alors qu’au fond de sa poitrine ça loupe un ou deux battements. Au départ, Avis reste muet. Bouleversé par ces doigts qui caressent sa peau. Par ce regard blotti dans le sien. Par ce qui s’est passé quelques minutes plus tôt. Par son odeur qu’il inspire longuement. Par cette proximité qui le met sans dessus dessous.

Il ferme les yeux le temps de rassembler les mots et c’est une tâche plus compliquée qu’il ne le pensait. Son cœur s’affolant tout seul, cognant contre ses côtes et ses tempes. Pourtant, même si ça brouille davantage ses pensées, il se rapproche pour emmêler leurs jambes comme il l’a déjà fait sur le canapé. Désireux de le sentir si proche après ces cinq longues journées à se demander s’ils se reverraient un jour. S’il retrouverait ses sourires, son rire, et son regard plongé tout au fond du sien. Il frissonne un peu et rouvre les yeux.

Et il lui raconte.

Sa voix est basse et ses joues ne décolorent pas, pourtant il ne détache pas son regard du sien en soufflant ce secret qui n’en est plus un désormais. La chaleur de l’eau sur leurs peaux et il presse davantage ses jambes nues contre les siennes. Leurs corps entremêlés et sa main vient se lier à celle qui s’égare près de son oreille. La brulance des baisers et il en dépose un en souriant encore sur ses lèvres. Les mains de Kallen s'égarant sur son dos, plus bas encore, et sa voix tremble un peu à cet instant.

“Je me suis réveillé avant que...” Il rougit de nouveau. “On était clairement parti pour... pour faire l'amour dans cette douche.”

Lâché d'une traite. Et il amène leur deux mains à son visage pour se cacher dessous. Est-ce que Kallen entend les battements si rapides au creux de sa poitrine ?

Kallen Galloway

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Jeu 1 Sep - 21:25

Stitches
Il faut être un gamin pour rire du grincement des ressorts, et ça lui plaît. Lui qui a grandi trop vite et regrette parfois ces instants où se marrer d’un simple bruit apporte un peu de bonheur. Alors il se laisse gagner par un brin de légèreté et contemple l’amusement dans le regard d’Avis. Sans réellement savoir à quoi s’attendre lorsqu’il lui demande de lui raconter son rêve, mais le brun en rougit aussitôt, ses jambes s’enroulent aux siennes et Kallen se rapproche pour lui faciliter la tâche. À aucun moment il ne le presse à parler malgré son silence, la caresse de ses doigts toujours présente derrière son oreille. Il n’a pas oublié sa commotion et le regarde inspirer profondément, les yeux clos.

De leur proximité sous les draps naît un cocon de chaleur et Kallen espère qu’Avis s’y sent bien. C’est étrange comment cet homme plein d’affront accepte de se montrer vulnérable devant lui. Comment, en retour, il a envie de le protéger. De le rassurer comme il l’a fait cette première nuit dans son lit, ou sous la lumière diffuse du lampadaire. Quand Avis rouvre les yeux et commence enfin son récit, son souffle se suspend à ses lèvres. Il ne sait pas pourquoi, dans son esprit il s’imaginait seul dans son rêve. Qu’Avis avait rêvé de lui, pas qu’ils y étaient ensemble. Il lui décrit la douche, la buée sur la paroi de verre, l’eau sur leurs corps, et Kallen sent son cœur s’emballer.

L’Anglais cale encore plus ses jambes contre lui, comme pour appuyer sur l’image qu’il lui détaille à voix basse. La régularité de son souffle se trouble alors qu’il serre ses doigts de l’entendre murmurer la fougue des baisers qu’ils se sont échangés et frémit de celui qu’il pose à l’instant sur ses lèvres en souriant. Il est tellement tendre et si excitant à la fois, trop pour empêcher le désir de revenir lui chauffer le bas-ventre. Ses émotions s’éparpillent partout en lui, égales à son envie de mettre ses mains et ses lèvres partout sur le corps du brun. Ça le démange, il n’en peut plus. Le rêve prend fin et Avis rougit de plus belle, son débit de paroles soudain si rapide qu’il faut quelques secondes à Kallen pour comprendre.

Sa main tire la sienne pour les plaquer toutes les deux sur son visage et la pointe de ses derniers doigts perçoit son pouls battre à une vitesse folle contre sa tempe. Avis aurait pu dire qu’ils étaient sur le point de coucher ensemble, mais ce n’est pas le terme qu’il utilise et le châtain ne peut pas s’empêcher de revoir la facilité avec laquelle il a bu le shot sur les coups d’un soir, suivi de sa trop longue hésitation quand Aaliyah a posé sa question sur l’amour. Alors il revient presser son bassin contre ses hanches en frissonnant du contact et sa main s’écarte doucement pour lui permettre de retrouver ses yeux.

-J’aimerais ça… Il s’exprime lentement, à mi-voix. Pas juste essayer, mais… le faire. Avec toi.

Ses doigts se plongent dans sa chevelure sombre et il vient chercher ses lèvres pour l’embrasser. Coller sa poitrine contre son cœur affolé et en lâcher un long soupir à fendre l’âme.

-Comment je suis censé dormir avec toi dans mon lit ?

Rien ne lui paraît plus superflu et inutile, surtout après ces cinq jours interminables. Quand, enfin, il semble avoir trouvé sa place entre ses bras.

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Ven 2 Sep - 12:35
Son souffle s’affole de nouveau. Une vague de chaleur déferle au bas de son ventre et il laisse échapper un gémissement lorsqu’il sent son désir se presser contre son bassin. Et Kallen écarte leurs mains jointes de son visage. Retrouve son regard, dans lequel Avis se noie. Écoutant ces mots qui franchissent sa bouche avec clarté et ils laissent peu de place à une quelconque interprétation. Kallen veut le faire. Avec lui. Son cœur loupe un battement une énième fois depuis qu’ils se sont rencontrés et il oublie encore de respirer.

Lorsque le châtain retrouve ses lèvres une simple seconde après, l’Anglais répond au baiser presque avec avidité. Il frissonne des doigts au creux de ses boucles sombres et se presse davantage contre ce corps qui vient également chercher le sien, son désir grandissant de nouveau au creux de son ventre.

Mais Kallen rompt le baiser. Un long soupir s’échoue sur ses lèvres et quand il parle, Avis se presse un peu plus fort contre lui. Sa main se dépose sur sa joue pour remonter jusqu’à ses cheveux dans lesquels elle se mêle.

“Je ne veux pas dormir.” Il se plaint. Comme un gamin capricieux, mais il se rend compte à chaque minute passée si près de lui comme ces cinq jours lui ont paru interminables. “Je veux essay... faire tellement de choses avec toi, Alaska...”

Son murmure se perd dans l’exigeance de ses lèvres qui reprennent les siennes et il le fait basculer sur le dos. Il grogne quand son coude cogne contre le mur. Frémit pourtant de savoir que son corps trouve sa place avec tant de facilité. Lâchant sa joue pour glisser une main jusqu’à sa jambe qu’il empoigne, venant la presser contre ses hanches qui s’imposent contre les siennes.

Son bassin ondule une première fois comme pour lui faire sentir le désir qui le traverse encore, alors que ça n’a jamais été le cas avec un amant de passage. Mais Kallen n’est pas de passage. Il ne veut pas qu’il le soit.

Et il ne relâche ses lèvres que pour récupérer son souffle qui ne sait être que trop court depuis qu’il est ici. Déposant baiser après baiser le long de sa gorge. Taquinant la peau de la pointe de sa langue. Alors que ses dents tracent leur passage jusqu’à son oreille percée de cet éclat vert.

Il y promène son souffle. Embrasse la pierre doucement. Fermant les yeux alors que ses hanches donnent une nouvelle longue poussée contre les siennes.

Il gémit légèrement.

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Kallen Galloway

Mar 27 Sep - 4:20

Stitches
Beaucoup trop de choses se bousculent dans sa tête pour qu’il trouve une raison à son comportement ce soir. S’est-il contenté de voir les signes et d’écouter son instinct ? Est-ce que ça peut être aussi simple ? Kallen en doute, pourtant ses doigts resserrent leur prise dans les cheveux du brun sans hésitation à la seconde où il gémit de son mouvement contre lui. Un frisson glisse de sa nuque pour dégringoler jusqu’à ses reins, et lorsque leurs lèvres se retrouvent, ce n’est plus avec la lenteur des échanges contre la porte. Le baiser ressemble à celui qu’ils ont partagé dans la cuisine avant le départ précipité qui a tout fait basculer, et l’Américain soupire de le sentir chercher autant son contact.

Une partie de lui voudrait pourtant le ramener à la raison, lui dire qu’il faudrait au moins dormir quelques heures, mais les paroles ne franchissent jamais ses lèvres et Avis continue, faisant rater un lourd battement à son cœur lorsque sa main remonte sa joue en une longue caresse finissant sa course dans ses cheveux. Son esprit se brouille, et une fois de plus les mots du brun lui donnent de l’espoir. Kallen n’a toutefois pas le temps d’y répondre, emporté par un nouveau baiser comme son dos touche le matelas sous le poids de l’homme entre ses cuisses.

Il répond plutôt au baiser, suivant la main d’Avis remonter sa jambe contre sa taille avant de gémir au moment où la pression s’accentue contre son bassin. Sa jambe enroulée autour de sa hanche, le châtain perçoit encore mieux l’ondulation et en frissonne, oubliant de s’excuser pour le manque d’espace de son lit. À la place, il cherche à récupérer son souffle au retrait des lèvres chaudes sur sa bouche, mais elles plongent vers son cou et la tâche devient impossible. L’apparition de la langue le fait soupirer et lui redonne envie de l’embrasser.

Kallen jongle un instant avec l’idée quand les dents d’Avis remontent sa gorge jusqu’à son oreille et il espère qu’il a choisi la gauche de façon intentionnelle. La respiration qui s’échoue contre elle le laisse sous-entendre, et les mains qu’il réalise abandonnées sur les draps se tendent vers le corps du brun. Il ne sait pas encore dans quel but en dehors de celui de le toucher, mais à la tendresse des lèvres sur le bijou encore sensible, il referme ses bras avec force pour l’étreindre. Avis ondule encore contre lui et sa jambe l’y maintient, la peur se frayant un chemin à travers le chemin brûlant du désir.

-Quoi qu’il arrive, tu vas rester jusqu’au matin ?

Il n’y a aucune chance qu’il disparaisse en pleine nuit, pas vrai ? Qu’il regrette ou décide que ce n’est pas ce qu’il veut en fin de compte, et prenne la porte une seconde fois ? Son cœur s’agite rien qu’à en effleurer la possibilité. Il y a tellement de choses qu'il a envie de faire avec lui aussi, mais qu'est-ce qui lui dit qu'ils veulent les mêmes ?

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Mar 27 Sep - 21:10
Les bras de Kallen se referment sur lui.
Avis tremble un peu, d’une peur soudaine de le perdre encore qui monte brutalement en lui mais d’émotion aussi. Et quelques secondes, il laisse sa tempe s’appuyer contre la sienne alors que ses hanches ondulent encore contre les siennes. Manquant louper les mots qui peinent à arriver jusqu’à son cerveau envahi du son assourdissant de son propre cœur.

Il relève la tête pour le regarder.
Les pommettes rouges d’excitation. D’envie. De sa respiration courte qui se rapproche de la sienne et s’y emmêle. Alors qu’il met un temps de plus à répondre parce que ses mots semblent se perdre dans la contemplation du visage de Kallen.

“Je ne compte pas partir.” Il murmure et ses lèvres effleurent les siennes. “Plus jamais, Alaska.”

Il a envie de se foutre de ce qu’il est, ce soir. Des dangers qui gravitent tout autour de lui et de celui qu’il représente lui aussi. Il a envie d’ignorer toutes ces choses qui pourraient les séparer encore, entre son sale caractère, son impulsivité, ce tatouage sur son épaule qui témoigne de toutes ces choses qu’il doit lui cacher. Il évite de penser à la mort qui gravite un peu trop auprès de lui. À tous ces coups qu’il envoie. À la douleur qu’il fait naître, à celle qu’il reçoit, aux cris du public en délire et aux billets tâchés de sang. Il veut juste se perdre contre la peau de Kallen. Enfouir son visage au creux de sa gorge chaude. Descendre encore. Poser un chemin de baisers le long de son torse puis se nicher contre son ventre. Descendre encore.

Son souffle éclate alors qu’il reprend ses lèvres avec la même force que quelques secondes auparavant. Il se fracasse sur la douceur de ses lèvres et il attrape celle du bas entre ses dents, la pince doucement, puis s’y arrache pour suivre le fil décousu des pensées qui le traversent.

Sa gorge où il se blottit.
Y laissant un baiser alors que ses doigts remontent le tee-shirt, sans chercher à le lui retirer. Juste pour accéder à la ligne qui mène jusqu’à son ventre qu’il parcourt de ses lèvres. Se perdant à la frontière du boxer qu’il vient taquiner des dents.

Il relève le regard vers lui. Le gris de ses yeux assombri par l’orage de désir qui s’abat un peu plus sur lui. Promenant son souffle si près du tissu, trop près sans oser le brusquer un peu.

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