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Interrogation surprise, p'tit con ! [PV Miyuki McLeary]
 :: Zone RP - West Side :: Wicker Park

Gabriel Alvarez

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Gabriel Alvarez

Sam 21 Mai - 16:17
Miyuki McLeary
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Vendredi soir, 23h54...

Une heure que je suis dans ce club, une heure à me faire chier à faire semblant d'écouter la poupée peroxydée qui presse sa poitrine contre mon bras, espérant sans doute que je la ramène chez moi pour une nuit de sexe débridé dont elle pourra se vanter auprès de ses copines quand elle leur apprendra qu'elle a fréquenté la boîte d'un mauvais quartier... Certains aiment se faire peur, d'autres cherchent le frisson qui leur procurera ce petit boost d'adrénaline dont ils ne peuvent plus se passer et puis il y a ceux, bien naïfs qui pensent pouvoir fréquenter les bas fonds comme ils feraient du tourisme en Thaïlande... Perso, je suis dans mon élément. C'est bien plus naturel pour moi de me retrouver ici plutôt que dans les beaux quartiers d'où provient certainement la "petite fille" qui essaie de m'allumer, sans grand succès jusqu'ici. La journée a été longue et si je rêve de m'écrouler sur mon matelas, je sais que le sommeil me fuira encore, comme la plupart des nuits depuis... Lui. Alors je suis là, essayant de m'abrutir assez pour grapiller quelques heures de sommeil avant retourner bosser dans quelques heures. Heureusement que je commence pas à six heures...

La blonde pendue à mon bras commence à se rendre compte que son manège ne m'atteind pas, que je ne lui prête aucune attention et finit par déguerpir. Il était temps. Elle trouvera facilement un autre gars qui ne lui dira pas non ou qui sera bien trop pressé de la renverser sur son lit, si jamais ils arrivent jusque là. Moi, je n'ai pas la tête à ça. Les gens continuent d'affluer, certains me reconnaissent parce qu'ils m'ont vu combattre et me saluent, de loin, seuls les plus courageux s'approchent ou alors, ceux contre qui je me suis déjà battu, qu'ils aient gagné ou perdu. On échange quelques mots, on prend des nouvelles et chacun repart de son côté. Enfin, eux repartent, moi, je reste affalé dans mon siège à siroter mon whisky, la bouteille déjà à mointé vide. Pourtant, je ne suis pas encore ivre, il en faut bien plus pour m'enivrer, pour m'embrouiller l'esprit et ne plus marcher droit. Le métabolisme therian est une saloperie qui ne vous aident pas à vous saouler. Je ne suis pas un gars bien alors je suppose que ce n'est pas plus mal, surtout sachant comment je peux être imprévisible quand je n'ai pas totalement ma tête. Je me donne encore une heure pour déconnecter, ensuite, je rentre, j'ai déjà payé ma bouteille alors, pas besoin de faire le pied de grue pour régler la note avant de partir...

Le temps passe au ralenti, les minutes resemblent à des heures, me semble-t-il. Ca ne fait qu'un quart d'heure que j'ai pris ma décision mais, n'ayant pas vraiment l'esprit à la fête, c'est l'ennui qui me gagne et mon verre qui se vide et se remplit pour se vider à nouveau aussi lentement que les minutes qui défilent. Un serveur me montre du doigt à deux demoiselles... Je prierais bien pour qu'il ne s'agissent pas de nouvelle groupies mais vu leur dégaine, je suis quasiment sûr que ce n'est pas le cas. Dans ce club, tout le monde fait un effort vestimentaire, même moi malgré mon jean noir délavé et mon t-shirt bleu/gris à manches longues et col V, mes baskets blanches et ma veste en cuir qui est posée sur le dossier de mon siège. Heureusement, ils ne demandent pas d'afficher de grandes marques de fringues parce que je me ferais recalé à l'entrée. Les deux... femmes ? ─ on dirait encore des bébés ─ se dirigent dans ma direction et il ne me faut pas longtemps avant de voir les plaques d'identification de type militaire d'une des deux donzelles. J'ai le choix entre trois hypothèses. La première, elles font partie de l'armée et pour une raison inconnue, elles ont affaire avec moi. La seconde, ce sont des agents du THIRDS et il ne me reste plus qu'à prier pour que personne n'ai dénoncé un des combats auxquels j'ai participé parce que je n'ai aucune envie de retourner en taule, surtout que cette fois serait encore pire que la fois précédente. Et la troisième, la p'tite dame avec les plaques militaires ne les porte qu'en souvenir, soit de son passage à l'armée, soit en souvenir de quelqu'un qui y a bossé ou a bossé au THIRDS et dans ce cas, je n'ai pas trop à m'inquiéter, même si j'ignore ce qu'elles me veulent. En tout cas, elles ne viennent pas pour une vidange ou pour faire changer leurs pneus. Pour autant que je m'en souvienne, je ne les connais pas, donc ce ne sont certainement pas d'anciennes conquêtes d'une nuit venues réclamer des comptes sur le fait que je ne les ai pas rappelé. De toute façon, je ne rappelle jamais...

Il ne me reste qu'à espérer que je ne sois pas dans la merde parce que pour autant que je sache, la seule chose d'illégale que je fais, c'est les combats clandestins. Ca me suffit largement pour vivre, payer le loyer, manger, payer les factures et même dépanner Danny de temps en temps. Quant à mon salaire du garage, même s'il n'est pas mirobolant, il n'est pas médiocre non plus et ça tombera toujours bien à point si un jour je décide d'arrêter les combats, même si c'est pas près d'arriver...

Miyuki McLeary

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Miyuki McLeary

Dim 22 Mai - 14:41
Miyuki était affalée dans son fauteuil, les pieds sur son bureau, un casque sur les oreilles, les yeux rivés sur son écran d'ordinateur. Le clavier et la sourie reposaient en équilibre instable sur ses jambes. En face, il y avait sa coéquipière, une dénommée Jessica Chambers. Elle avait un look garçon manquait qui lui allait bien. Le beau visage de la trentenaire était mis en valeur par la coupe garçonne et renforcé le côté visiblement déterminé de cette dernière. Mais ce qui avait interpelé Mi-chan la première fois qu'elles s'étaient vues, c'était son blouson en cuir. Il était absolument superbe. Ce soir, les deux jeunes femmes seraient assorties, car Mc avait délaissé sa fameuse veste en jean pour mettre son vieux blouson d'aviateur en cuir, un héritage de son père. Enfin pas vraiment puisque la jeune femme se l'était approprié sans contestation possible de son ancien propriétaire: le père de Miyuki.

Le téléphone de l'agent Chambers sonna. Mi-chan continua de naviguer sur son PC. Sa partenaire dû lui envoyer une boulette de papier pour attirer son attention, car la jeune femme était concentrée sur ce qu'elle faisait. Mc releva son regard azure sur l'autre agent du THIRDS. Un sourire aux lèvres, Jessica fit signe de se lever. Elles avaient enfin une piste sur cette affaire. Dans un même mouvement fluide et grâcieux, Miyuki se retrouva sur ses pieds et elle déposa le clavier ainsi que la sourie de son ordi sur le bureau, à leur place véritable. Puis elle retira les écouteurs de ses oreilles. La roockie du THIRDS ouvrit son tiroir pour prendre son arme de service. Un rapide examen lui confirma qu'elle était en parfait état de fonctionnement, le cran de sûreté était engagé. Elle prit deux autres chargeurs qu'elle glissa dans ses poches. Elle attrapa sa veste en cuir et l'enfila en sortant à la suite de sa partenaire de tandem.

Les deux jeunes femmes se rendirent au garage sans passer par les vestiaire. C'était un interrogatoire de routine, il n'y avait aucune raison de passer la tenu d'intervention. Elles resteraient toues les deux avec leur tenue civile. L'agent Chambers prit le volant du véhicule. Mi-chan alluma la radio et baissa le son afin de pouvoir discuter. Elle farfouilla quelques instants pour tomber sur la radio de son choix. Un air rock et entraînant passait sur la bande FM. La ceinture bouclée, Miyuki avait la tête appuyée contre la vitre et regardait dehors. La jeune femme était peu bavarde. La musique permettait de supporter les silences qui pouvaient se montrer pesant autrement. L'agent Chambers se gara devant un garage. Les deux jeunes femmes quittèrent le véhicule. Mc s'approcha d'un des types du garage. Retira la main droite de ses pochez pour lui montrer sa carte d'agent du THIRDS. L'homme se raidit. Avait-il quelque chose à se reprocher ? Mi-chan nota cette réaction dans un coin de sa tête, son regard fit le tour du garage. Quand ses yeux azure parurent s'attarder sur le coin le plus sombre, la jeune femme ressenti la monté de stress de son vis-à-vis.

- Miyuki McLeary: Bonsoir Monsieur. Avec ma collègue, nous sommes à la recherche d'une personne. Vous pourrez certainement nous être d'une aide précieuse. Son regard dévia de nouveau de manière insistante sur la zone sombre du garage. Un léger sourire flottait sur les lèvres de la jeune femme. Nous  souhaitons contacter une femme, la trentaine, blonde coiffé avec des tresses africaines, les yeux gris, une petite cicatrice sur le menton un peu à la Indiana Jones. L'homme réfléchi un peu. Elle a une Ford Shelby GT500 noire. Un ancien modèle. Le visage de l'homme s'illumina.

- Le garagiste: Ouais ! J'me souviens. Un beau brin d'fille. Joli p'tit cul. C'est Alvarez qui s'est occupé d'elle.

- Miyuki McLeary: Alvarez ?

- Le garagiste: Gabriel Alvarez. Il bosse comme mécano ici depuis quelques temps. Miyuki le fixa sans rien dire de son air impassible. Euh ... Ah ouais, quand il n'est pas ici à bosser vous pouvez le trouver dans c'bar de ruppin dans le West Side, près de Wicker park. Le Central Perk, il me semble.

Mi-chan regarda de nouveau vers la zone sombre, puis pose de nouveau son regard azure sur l'homme. D'un signe de la tête, elle lui signifiait qu'elle quittait les lieux. Sa partenaire retourna vers le véhicule. Mc monta et n'eu pas besoin de donner les informations récoltés puisque l'agent Chambers avait entendu la conversation.

- Miyuki McLeary: Ce garage cache quelque chose.

Elle haussa des épaules. Elle noterait cette observation dans son rapport. Pour l'instant, il était plus important de retrouver cette femme. Miyuki lança une recherche de dossier sur ce fameux Gabriel Alvarez. Un petit quart d'heure plus tard, les deux jeune femme se retrouvait devant le club. L'un des vigiles, une montagne de muscle de plus de deux mètres leur barrait le passage. D'un signe de tête négatif, il indiquait qu'il ne les laisserait pas passer. Mc sorti sa carte d'agent du THIRDS pour la montrer au videur. Jessica fit de même. Bien que surpris par la jeunesse apparente des deux agents, il céda le passe. La musique était forte. Il y avait beaucoup de monde. Il serait difficile de retrouver ce mécano. Si c'était un habitué comme semblait le dire le garagiste, peut-être qu'un des membres du personnel pourrait leur dire s'il était là. Mi-chan se dirigea vers un serveur et le questionna sur Alvarez en lui montrant une photo qu'elle avait sur son téléphone portable. Il indiqua un homme brun affalé de manière nonchalante à une table, tout seul avec sa bouteille. Habillée comme à son habitude avec un sweet à capuche trop large, un pantalon baggy qui ne tenait que grâce à une ceinture et son blouson en cuir style aviateur. La seule excentricité de sa tenue, c'était sa paire de chaussure: une paire de Doc Martens rose bombons avec un drapeau anglais sur le bout au niveau des coques. Tout en se dirigeant vers la cible, Mc observait le club, cherchait à repérer les caméras de sécurité, les videurs, détaillait certain client. En arrivant à la table de dénommé Alvarez, elle posa son regard azure sur lui et parla d'un voix calme.

- Miyuki McLeary: Monsieur Alvarez ... Elle montra sa carte d'identification du THIRDS, mais pas assez longtemps pour que l'on puisse voir si elle était Thérians ou pas. Nous souhaiterions vous parler d'une personne que vous avez croisée récemment. Blonde, la trentaine, un Ford Shelby GT500 noire.

Mc se tenait debout devant son interlocuteur. Jusqu'à présent, elle avait gardé ses mains toujours dans ses poches. Depuis qu'elle était entrée dans la club, ses mains étaient bien visible. Cependant, elle ne semblait absolument pas nerveuse. L'agent Chambers se tenait juste à côté, les bras croisés sur la poitrine dans une position d'attente, un peu comme si elle observait les choses avec un peu de distance. Les deux jeunes femmes paraissaient décontractées même si les agents du THIRDS étaient toujours prompt à réagir par instinct.

- Miyuki McLeary: Nous devons parler à cette personne. Que pouvez-vous nous dire ?

Gabriel Alvarez

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Gabriel Alvarez
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Gabriel Alvarez

Mar 24 Mai - 19:42
Miyuki McLeary
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D'accord, l'ouïe therian permet d'entendre bien mieux que les humains mais tout de même... La p'tite dame ne force même pas sur sa voix pour se faire entendre malgré tout le bruit alentour. Bon, j'ai entendu ce qu'elle a dit mais tout de même... Je me redresse, gardant bien mes mains visibles pour ne pas avoir l'air menaçant, même si très franchement, je n'ai pas besoin d'une arme pour être dangereux. Je me lève et leur fait signe de me suivre à l'extérieur, là où il fait plus calme. J'attrape ma veste et l'enfile, je marche vers la sortie d'un pas tranquille, les mains toujours bien en évidence. S'il y a une chose que j'ai appris en centre correctionnel, c'est qu'il faut pas jouer au con avec les autorités si tu veux pas te faire rosser. Je n'ai pas vraiment de regret à sortir en laissant le reste de ma bouteille et mon verre. Quelqu'un passera certainement les ramasser à un moment donné à moins que quelqu'un se servent de ce qui reste de la bouteille, peu importe. Une fois à l'extérieur, je me dirige un peu à l'écart, histoire de ne pas gêner le passage de l'entrée. Je m'appuie contre une voiture qui n'est pas la mienne, plaçant mes mains sur le devant de mes cuisses et j'ouvre la bouche...

─ Désolé de vous avoir fait sortir mais très franchement, j'avais pas envie de discuter dans tout ce bouquant. Je me souviens de la femme dont vous parlez, même si je me souviens bien plus de sa voiture que d'elle. Son carburateur était percé, ses plaquettes de freints étaient mortes et sa courroie de distribution était à deux doigts de lâcher. Un petit bijou si mal entretenu, ça s'oublie pas facilement. En ce qui concerne sa proprio, tout ce que je peux vous dire, c'est qu'elle semblait pressée mais ça l'empêchait pas d'essayer de flirter avec moi.

Ouais, j'ai pas beaucoup d'effort à faire pour lever une nana mais bon, ça veut pas dire que je cède à toutes leurs avances pour autant. Seulement quand j'en ai besoin en fait... Ce qui veut dire trois fois par semaine, principalement après un combat mais ça, je ne vais certainement pas le dire ces deux agents. Le verbe "essayer" est bien là pour faire comprendre que les tentatives de la femme qu'elles recherchent m'ont laissé de marbre, même si elle était plutôt bien foutue, maintenant que j'y pense. Pas le genre bimbo mais franchement séduisante et assez intelligente pour connaître son niveau de sex-appeal et l'utiliser. Dommage pour elle, ça ne m'intéressait pas. La seule femme à qui je porte attention quand je suis au boulot, c'est Danny quand elle passe pour le déjeuner.

─ Je lui ai fait un devis mais elle n'avait pas assez alors je lui ai simplement proposé de changer ses plaquettes de freints et de faire une réparation de fortune en attendant qu'elle puisse réunir la somme pour les pièces à changer. Mon patron ne fait pas crédit, alors il est pas impossible qu'elle repasse au garage, tout dépend de la façon dont elle conduit sa voiture. C'est malheureusement tout ce que je peux vous dire...

On s'étonnera peut-être que je ne demande pas pourquoi le THIRDS la recherche mais c'est pas mes oignons, je ne suis pas concerné. Je n'ai fait qu'une réparation sur sa bagnole et rien de plus, je n'ai pas discuté avec elle plus que ça. Se mêler de ce qui ne me regarde pas, c'est prendre le risque de m'attirer encore des emmerdes et j'ai déjà bien assez de risques avec les combats clandestins, pas besoin d'ajouter d'autres facteurs de risques. Je hausse donc les épaules, n'ayant rien de plus à ajouter, même si elles me posaient d'autres questions, je ne suis pas sûr de pouvoir leur répondre. Sauf peut-être le nom de cette femme et son numéro de portable vu qu'elle a payé la réparation et que c'est noté dans le carnet du garage. Cela dit, elles ne me l'ont pas demandé alors, aucune raison de leur donner. Je ne me mêle peut-être pas des affaires des autres mais c'est pas pour autant que je vais lâcher des infos si on me les demande pas. C'est le THIRDS, ils n'ont qu'à faire leur taf, avec toute leur technologie, ils devraient bien pouvoir trouver ce genre d'informations, non ? Bref, ayant terminé, je ne vois pas pourquoi je devrais rester plus longtemps...

─ S'il n'y a rien d'autre, puis-je m'en aller ?

Techniquement, je me suis montré coopératif, elles n'ont donc aucune raison de me retenir ou de faire des recherches sur moi. Elles ne trouveraient pas grand chose de toute façon, sauf si elles tombent sur mon casier juvénile censé être scellé mais bon, je ne me fait pas d'illusions, si elles veulent chercher, elles trouveront. Cela étant, j'ai payé ma dette à la société, même si ma dette envers Lui ne le sera jamais. Elles ne peuvent plus me faire chier à ce propos, ni même utiliser mon casier contre moi. Je me tiens à carreaux depuis ma sortie du centre, si on fait abstraction de mes combats durant lesquels je n'ai jamais envoyés mes adversaires à la morgue ou dans le coma, chose qui attirerait l'attention des autorités si ça se produisait.

Miyuki McLeary

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Miyuki McLeary

Sam 28 Mai - 8:15
Le type brun se leva laissant bien en vue ces mains. Une habitude que Mi-chan connaissait bien. C'était noté dans le dossier du jeune homme qu'il faisait parti du groupe des Thérians. Il prit son blouson en cuir et se dirigea vers la sortie en faisant signe aux deux agents du THIRDS de le suivre. Le brun laissa ce qui devait être sa bouteille sans un regard en arrière. Mc jeta un oeil à sa collègue avant de marcher à la suite du témoin. Il semblait chercher un coin plus calme afin de parler sans devoir faire d'effort. Finalement, il s'appuya contre un véhicule. Miyuki se plaça face à l'homme tandis que l'agent Chambers se tenait légèrement en retrait sur la gauche de leur interlocuteur. Apparemment, le dénommé Alvarez en avait des choses à dire sur cette femme. Il donna un certain nombres d'informations sans pour autant jusqu'au bout des renseignements qu'il pouvait donner. Avait-il quelque chose à cacher ? Cette apparente volonté de coopérer pour voir les agents partir au plus vite n'était pas claire. Les mains toujours dans ses poches, Mi-chan ne faisait absolument pas mine de prendre en note les informations qu'on lui donnait. Elle se contentait de fixer son interlocuteur de son regard azure. Décidément, il était doué pour donner des morceaux d'information sans vraiment en donner une de vitale pour l'enquête. Quand il fit mine de vouloir partir, Mc se déplaça légèrement pour rester face à lui. Elle s'adressa au jeune homme sur le même ton calme.

- Miyuki McLeary: Non monsieur Alvarez. Nous n'en avons pas fini. Miyuki vit le tatouage du jeune homme et ne montra aucune réaction. Elle avait lu le dossier de ce dernier pendant que sa collègue conduisait. Vous semblez avoir une excellent mémoire en ce qui concerne les véhicules. Vous pourrez probablement nous donner la plaque minéralogique de cette personne. Mi-chan afficha un très léger sourire. Puis, vous avez parlé d'un devis ? Vous pouvez donc nous donner le nom, le numéro de téléphone ainsi que l'adresse. Si vous avez un trou de mémoire, avec ma collègue, nous pouvons vous conduire au garage pour voir ce document. Pendant un bref instant elle fit la moue comme si elle réfléchissait. En fait, c'est une excellent idée de retourner au garage, car être en possession d'une copie de ce document nous sera utile. La roockie du THIRDS afficha un franc sourire tout en montrant le véhicule contre lequel était appuyé le jeune homme. Acceptez-vous de nous accompagner sur votre lieu de travail afin que l'on puisse voir ce devis ? Voici notre voiture.

Le véhicule était un gros SUV de chez Général Motors. Rutilante, le véhicule semblait tout neuf et sa peinture noire brillait de mille feu sous la lumière des réverbères. L'agent Chambers s'était décalée vers la portière arrière pour l'ouvrir, une invitation muette destinée au jeune homme. Mi-chan se contentait d'observer le mécano pour le moment.

- Miyuki McLeary: Vous savez, nous ne sommes pas là pour fouiller dans vos petites affaires monsieur Alvarez. Nous laissons cela aux autres équipes. Mi-chan affichait toujours un sourire franc. Nous nous occupons d'affaires autrement plus graves qu'une chute dans les escaliers tel que le terrorisme, le grand banditisme ...

Le ton de la jeune femme était toujours calme et neutre, mais le sourire avait disparu. En disant cela, elle avait retiré ses mains de ses poches son regard bleu océan toujours rivé sur le jeune homme brun. Juste au cas où.

Gabriel Alvarez

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Gabriel Alvarez

Sam 28 Mai - 13:28
Miyuki McLeary
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Et voilà... J'ai été coopératif mais comme d'habitude, ils en veulent toujours plus. Les flics sont comme ça, donnez leur un doigt et il vous prenne le bras. Je soupire, un peu blasé quand la petite blonde me demande de les accompagner au garage pour leur fournir une copie du devis de leur fugitive, suspecte ou témoin, qu'importe ce que peut représenter cette femme à leurs yeux. Il est plus de minuit, très franchement, j'ai pas vraiment envie de retourner au garage. D'ailleurs, ne leur faudrait-il pas un mandat ? En y réfléchissant bien, le boulot de garagiste n'est pas tenu au secret professionnel alors je suppose qu'elles peuvent m'y trainer pour avoir la copie de ce papier si elles le veulent. Pourquoi a-t-il fallut que je m'appuie contre leur bagnole, en plus ?! J'aurais dû y penser mais sur le coup, ça ne m'a pas traverser l'esprit. Après tout, des SUV, il n'y a pas que le THIRDS qui en utilise... J'allais demander à mon interlocutrice si elles ne pouvaient simplement revenir le lendemain à une heure plus décente mais il a fallut qu'elle parle de ça... Mon humeur, déjà pas très joyeuse, s'assombrit rapidement, devenant aussi froide qu'un iceberg et je plante les yeux dans ceux de la jeune femme, serrant les dents pour ne pas me mettre à dire des choses que je pourrais regretter et qui me vaudrait un séjour dans une cellule. Mon ton se fait égale à mon humeur, froid et mordant quand je réponds...

─ Vous étiez vraiment obligé d'en parler, hein... Tant que votre enquête avance, peu importe les moyens, tant pis si le pauvre con que je suis se prend un coup dans l'estomac. C'était un putain d'accident et j'ai déjà payé pour ça, il n'était pas nécessaire de revenir là-dessus pour me convaincre ! Mais non, il fallait que vous en parliez, que vous retourniez le couteau dans la plaie comme si, en plus, ce n'était rien d'important... Je me suis montré coopérant, je vous ai dit ce que je savais et pour votre fichu papier, vous auriez pu revenir demain à une heure où le soleil est levé mais ça vous suffit pas, non bien sûr, il fallait que vous me rappeliez pourquoi je ne pourrai plus jamais être comme tout le monde... Putain ! Comme si je le savais pas déjà !

Ouais, le ton monte et ce n'était pas vraiment ce que je voulais mais c'est plus fort que moi dès qu'on parle de Lui, de ce que je lui ai fait... Chaque fois qu'ils en parlaient, c'était comme si ce que je pouvais ressentir à ce propos ne comptait pas, comme si je n'en avais pas souffert moi aussi, et je ne parle pas du centre de correction. Allez dire à un gamin de seize ans déjà abimé par la vie plus que d'autres à son âge qu'il vient de tuer un autre gamin à peine plus vieux que lui simplement en le bousculant un peu trop fort... Rappelez le lui presque dix ans plus tard et vous verrez s'il reste courtois et calme... Bordel ! Et puis, bien évidemment, c'est moi qu'on fait chier pour une femme que je ne connais même pas simplement parce que mon père était un putain de trafiquant d'armes...

Bon, j'exagère un peu le trait, là, si ces agents sont là, c'est simplement parce que je me suis occupé de la mauvaise bagnole, de la mauvaise personne, peut-être... mais l'indifférence avec laquelle on utilise mon passé me met en rogne. Je ne demande pas qu'on ai pitié de moi, qu'on me plaigne ou n'importe quoi dans ce genre, je veux juste qu'on me foute la paix à propos de ça. J'ai pas demandé à ce qu'Il tombe dans les escaliers, j'ai jamais voulu qu'Il en meurt en me laissant avec encore plus de question auxquelles je n'aurais sans doute jamais de réponses... J'ai pas besoin qu'on me jette ma culpabilité à la gueule comme si ce n'était rien... Alors, oui, je m'énerve parce que le sujet reste sensible pour moi, même après tout ce temps...

─ Vous me faites rire avec vos histoires de grand banditisme, je sais ce que c'est, j'ai grandi là-dedans, je pourrais vous en parler pendant des jours... Mais dites-moi, vous étiez où pendant que je comptais les billets de mon père entre les armes, les passages à tabac, les exécutions et les sachets de drogues ? Me faites pas chier avec vos histoires parce que vous n'étiez pas là quand il aurait fallu me sortir de là avant que mon père ne foute ma vie en l'air...

Ca aussi ça fait partie de ma colère, savoir que personne n'en avait rien à foutre du gamin que j'étais quand j'étais avec mon père. Personne ne s'est inquiété que le fils de Diégo Alvarez, jeune therian enregistré qui plus est, n'aille pas à l'école, qu'il grandisse dans un milieu pourri avec un père qui pouvait sourire gentiment tout en braquant un flingue sur la tempe d'un type avant de l'abattre comme un chien... Même quand ils ont arrêté mon père, personne n'en a rien eu à foutre de moi, les agents qui l'ont arrêté ont passé des heures à tenter de m'interroger, sans même la présence d'un adulte pour me protéger ou me représenter, avant d'appeler ma soeur pour qu'elle vienne me chercher.

L'autre agent qui a déjà ouvert la porte arrière de la voiture s'est écartée pour se rapprocher, une main sur la crosse de son arme, prête à intervenir tout ça parce que je m'énerve, mais elle tente malgré tout de me calmer...

─ Monsieur Alvarez, s'il vous plait, je vous demande de vous calmer. Je suis navrée qu'on vous ai rappeler de mauvais souvenirs mais, s'il vous plait, nous devons retrouver cette femme, c'est important.

Elle ne s'excuse pas de l'indifférence dont ont fait preuve ses collègues du THIRDS de Vegas à mon égard ou la violation de mes droits d'enfants et c'est tant mieux, soit elle a compris que je lui aurais renvoyé ses excuses à la gueule, soit elle ne cautionne pas leur comportement. En même temps, ce n'est pas à elle de s'excuser même si on tient compte de l'esprit de corps dont font preuve toutes les institutions d'application de la loi. Elle ne devait même pas encore être agent quand c'est arrivé alors que pourrait-elle dire... J'expire un grand coup, fusillant la petite blonde du regard avant de me tourner vers sa collègue, comme si j'en avais fini avec elle, préférant parler à sa coéquipière.

─ Pas besoin d'aller au garage pour les infos, je lui ai pas fait de papier pour son devis après lui avoir dit pour combien elle en aurait. Par contre, j'ai le nom qu'elle m'a donné et son numéro de portable, vous allez devoir vous débrouiller avec ça...

Je donne ce que j'ai à la brune ; Sylvia Deschamps, 555 - XXXXX... Pour l'adresse, je ne peux rien faire vu que le devis n'était qu'oral et qu'on a rempli aucun papier. Ce n'est pas comme si elle m'avait demandé une évaluation des dégats, elle était juste venue faire réparer sa voiture et s'est retrouver avec plus de frais qu'elle ne le pensait après que j'en aie fait le tour pour voir ce qui clochait. J'aurais pu lui faire un devis écrit mais c'était elle-même qui m'avait dit que ce n'était pas nécessaire, que j'avais juste à lui dire pour combien elle en avait. Quand l'annonce a été faite, elle m'a juste demandé de réparer ce que je pouvais d'après le montant qu'elle avait sur elle. Au lieu de ça, j'ai réparé ce qui était le plus important pour sa sécurité et je lui ai dit que je lui faisais une petite ristourne, un genre de service de fidélisation du client...

D'ordinaire, je sens les embrouilles à des kilomètres mais cette femme m'avait semblé tout à fait normale, elle n'avait éveillé aucune alarme chez moi, sinon, je l'aurais refilée à un autre mécano qui ne risquait pas de se retrouver avec les flics au cul. Mes seules emmerdes se trouvent sur un ring clandestin dans différents bâtiments de la ville et ça me va très bien comme ça, toutes les autres conneries, je les évites comme un chat évite un chien...

Miyuki McLeary

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Miyuki McLeary

Jeu 2 Juin - 10:30
Mi-chan avait touché la corde sensible apparemment, comme elle le recherchait mais elle ne s'attendait pas à une réaction aussi virulente. Même l'agent Chambers fut surprise et posa sa main sur son arme et se tint prête à dégainer en cas de nécessité. De son côté, la roockie garda ses mains libres et visibles. Cependant le discours du jeune homme lui tapait sur les nerfs même si elle restait impassible en apparence. Ceci dit, sa collègue avait dû remarquer quelques signes  de son agacement comme la légère contraction de la mâchoire, une position qui se voutait légèrement comme un prédateur qui se préparait à sauter sur une proie, un léger rétrécissement des yeux comme pour mieux jauger son adversaire. Jessica avait dû sentir que la situation était assez tendu qu'il n'en fallait pas beaucoup pour partir en vrille, alors elle tenta de désamorcer la tension en parlant calmement.

- Jessica Chambers: Monsieur Alvarez, s'il vous plait, je vous demande de vous calmer. Je suis navrée qu'on vous ai rappeler de mauvais souvenirs mais, s'il vous plait, nous devons retrouver cette femme, c'est important.

Le jeune homme sembla quelque peu se calmer. Alors, Mc en profita pour sortir son téléphone portable. Tout en gardant monsieur Alvarez dans son champ de vision, elle envoya une requête  à THEMIS. Miyuki voulait que l'IA du THIRDS trouve tout ce qu'elle pouvait sur le jeune homme: dossier médical, fiche d'impôt, relevé de banque, utilisation de la carte bleu, retrait d'argent, des images de caméra pour tracer les déplacements du Thérian, enfin tout ce qui était possible de trouver pour constituer un dossier. Pendant ce temps, Gabriel donna les quelques informations qu'il avait à l'agent Chambers. Apparemment, Mi-chan était le mauvais flic de l'histoire, celle à qui on ne parlait pas, celle sur qui on s'énervait. La jeune Thérian n'avait aucun problème avec cela du moment que cela faisait avancer l'enquête. Et elle allait continuer à jouer son rôle jusqu'au bout. D'ailleurs, Mc comptait bien recadrer le jeune homme pour bien lui faire comprendre que le THIRDS ne dérangeait pas les gens pour le plaisir de faire chier, mais bien parce que c'était d'une importance parfois vitale. Toujours avec son téléphone à la main, Mi-chan se plaça devant l'homme et planta ses yeux azures dans ceux de son interlocuteur. Quand elle prit la parole, on pouvait vaguement entendre un feulement en arrière plan de sa voix. Elle était en colère, mais tentait de se contenir. C'était certainement ce que l'on appelait une colère froide, pour ne pas dire glaciale.

- Miyuki McLeary: Désolée de vous avoir dérangé monsieur Alvarez. Elle plaça l'écran de son téléphone dans le champ de vision du Thérians et lança une vidéo. J'expliquerai à ces gens qu'il est inconvenant de déranger les citoyens américains hors des horaires de travail, qu'il ne faut pas déranger leur petit confort. La vidéo tournait. Elle était sombre, mais on pouvait distinguer des gens enfermés dans une sorte de pièce. On pouvait les entendre pleurer et appeler à l'aide. D'après l'accent, ces gens devait être hispanophone. On pouvait entendre des enfants et des femmes. Ces gens sont enfermés dans un conteneur et d'après notre estimation, ils doivent être une bonne cinquantaine. Si on ne les retrouve pas rapidement, ils sont condamnés à mort.

Miyuki baissa son téléphone portable et se plaça de façon à occuper le plus de place possible de l'espace de l'autre Thérian. Elle avait jugé que l'homme n'était pas stupide au point de faire des conneries, alors elle s'approcha au point de pouvoir sentir le souffle de se dernier sur sa peau. Et lui en retour pouvait sentir le ronronnement intérieur de la jeune femme. Quelque chose qui montrait qu'elle était en colère, mais qu'elle se dominait pour ne pas lâcher son prédateur intérieur. Elle voulait clairement lui faire comprendre l'importance de cette enquête à ses yeux.

- Miyuki McLeary: Que vous soyez en colère à cause de ce que vous avez vécu, je peux facilement le comprendre. Par contre, arrêtez de jouer les victimes, arrêtez donc de ressasser le passé. Personnellement, je ne m'appesantie pas sur le passé. Il est finit et on ne peut rien y changer. Je préfère agir dans le présent pour assurer l'avenir. Ces gens ont besoin que le THIRDS les sauve et si pour faire cela je dois vous bousculer et piétiner vos sentiments et votre sensibilité, je le ferai sans aucune hésitation. Donc n'attendait pas d'excuse de ma part pour mon comportement. Ni aucune compassion pour ce que vous avez pu vivre dans votre passé. Je n'y suis pour rien et je ne peux rien y changer. Par contre ... Elle montra son téléphone pour lui rappeler la vidéo. Je peux faire quelque chose pour eux. Je peux retrouver les indices nous permettant de les sauver. TOUS. Les hommes, les femmes et les enfants. Alors monsieur Alvarez ... Mi-chan se rapprocha tellement que les deux Thérians étaient presque peau contre peau. Pensez-vous toujours que l'on aurait dû attendre les horaires d'ouverture du garage pour venir vous déranger ? Ou bien que l'on a bien fait de se bouger le cul pour tenter de gagner un temps précieux ?

Mc ne recula pas. Elle ne cherchait pas spécialement le rapport de force, mais elle voulait tout de même marquer l'esprit de son interlocuteur et lui faire bien comprendre qu'elle n'hésiterait pas à faire ce qui était nécessaire pour sauver ces gens innocents victimes d'un trafique d'être humain. Eux, contrairement à Gabriel avait vu le jour dans le mauvais camp, ils étaient la marchandise qui générait les billet qu'il devait compter quand il était enfant. L'intensité du regard bleu de Miyuki était le reflet de sa détermination sans faille. Finalement, après quelques secondes elle se recula pour cesser d'envahir l'espace de son interlocuteur.

- Miyuki McLeary: Nous avons tous nos démons. La question n'est pas de savoir comment réparer les tords que l'on a subit, mais comment faire en sorte que cela ne se reproduise plus afin d'éviter que d'autre en souffre. Ne croyez-vous pas monsieur Alvarez ? Le ton était redevenu calme et neutre.

Gabriel Alvarez

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Gabriel Alvarez
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Gabriel Alvarez

Ven 3 Juin - 13:52
Miyuki McLeary
Keep calm and...

J'ai donné ce que j'avais mais apparemment, ce n'était pas suffisant puisque la petite blonde revenait à l'attaque. Non mais franchement, il y avait de quoi se demander ce qu'elle cherchait à faire ; me pousser dans mes retranchement ? Me provoquer pour que je dérape et qu'elle puisse me coller en cellule ? Et voilà qu'elle sort un portable et me met une vidéo sous le nez... Vraiment ?! Elle pouvait pas le dire plus tôt ? C'était vraiment nécessaire de faire tout ce cirque ? Dans l'histoire, c'est elle qui a perdu du temps en me provoquant au lieu de simplement la jouer franc jeu... Et puis son petit discours commence franchement à me taper sur le système, à croire qu'elle prend un malin plaisir à me prendre à rebrousse poil. J'étais en train de m'ennuyer toute la soirée mais là, ce n'est plus le cas, c'est clair mais je n'avais pas prévu de finir sur les nerfs à cause d'une petite bonne femme, agent du THIRDS par-dessus le marché. Son petit laïus me hérisse les poils et il me faut toute ma maîtrise pour ne pas laisser place à mon félin qui commence à s'agiter. Elle envahit mon espace et aucun de nous n'aime ça, ça me donne juste envie de la pousser assez fort pour l'envoyer bouler quelques mètres plus loin mais bien sûr, si je me laisse aller, je finirai dans une cellule, ce que je préfère éviter.

─ Premièrement, vous auriez dû commencer par ça, vous auriez gagné du temps au lieu de me "bousculer" comme vous dites. Pour infos, les gens ont plutôt tendance à être plus coopératifs s'ils savent pourquoi on les provoque. Deuxièmement, je ne joue pas la victime, ce sont des faits, des faits que vous auriez dû prendre en compte parce que justement, mon expérience avec les agents du THIRDS n'est pas vraiment ce qu'on pourrait qualifier de bon souvenir, donc je n'ai pas forcément une bonne opinion de votre agence, me provoquer et revenir sur des sujets sensibles n'était pas vraiment la meilleure approche pour me pousser à coopérer. Maintenant, je vais m'arrêter là parce qu'on a assez perdu de temps en parlotte alors que de toute évidence, vous avez autre chose à faire mais sachez que j'aurais été sérieusement plus coopératif si vous m'aviez parlé de ces gens dès le départ... Maintenant, vous allez devoir me ramener au garage, j'ai peut-être quelque chose pour vous... Et je dis bien "peut-être"...

Quand j'examine une voiture, j'ai toujours un carnet en main, ne serait-ce que pour être sûr de ne rien oublier des travaux à faire ou pour préparer un devis. Je connais les prix pour chaque réparation mais j'ai pas envie de calculer le montant total pendant que je vérifie le véhicule, ça pourrait me faire passer à côté de quelque chose simplement parce que je serais trop occupé à additionner les chiffres au lieu de faire attention à ce que je fais. Et puis, quand il faut changer certaines pièces, il vaut mieux avoir les numéros de série des fois que le proprio de la voiture préfère avoir des pièces d'origine. Je peux retenir le nom et le numéro d'une jolie fille mais me demandez pas en plus de retenir le numéro de série de sa bagnole, ça fait un peu trop de chiffres pour moi et puis, de toute façon, les filles, ça ne fait que passer en ce qui me concerne.

Donc, sans plus de cérémonie, j'entre dans la foutue bagnole des deux agents, la portière étant restée ouverte, et boucle ma ceinture. De toute façon, ayant bu, je ne pouvais pas reprendre le volant de ma voiture pour rentrer alors autant qu'elles me déposent au garage pour que je leur donne ce qu'elles veulent avant de m'effondrer dans le canapé de la salle de repos. Peut-être même que je me défoulerai un peu sur le sac de frappe pendu dans un coin du garage... Faut bien évacuer toute la tension que la petite blonde a fait monté en m'approchant comme si j'allais de toute façon la faire chier et entraver son enquête. Ce qui était sûr, c'est qu'elle n'a pas améliorer l'image que j'ai de son agence et de ses collègues, sauf peut-être sa collègue... Elle n'a pas dit grand chose mais au moins, elle ne m'a pas pris pour un con. Elle n'a pas minimisé mon ressenti ou mes souvenirs contrairement à la petite blonde qui n'a certainement pas la moindre idée de ce que ça fait de grandir dans le monde dans lequel j'ai grandi... Autant demander à un oiseau de comprendre un poisson...

La brune se contente de refermer ma portière, se tournant brièvement vers sa collègue pour lui dire quelque chose que je n'entends pas avant de monter à son tour en voiture... Quand l'autre nous rejoint, la tension dans le véhicule est écrasante et ça n'a rien à voir avec les deux femmes mais bien avec la blonde et moi. Je ne pardonne pas facilement, je suis bien placé pour le savoir vu que je ne me pardonne toujours pas "l'accident" alors je ne vais certainement pas passer l'éponge sur la façon dont l'agent McLeary m'a bousculé. Je peux comprendre que son enquête soit importante pour elle mais ça n'excuse pas sa façon de se comporter. J'ai pas demandé à être mêlé à ça, c'est elle qui est venue me chercher...

Arrivé au garage, j'attends qu'on m'ouvre la porte de la voiture, je suis pas débile, je sais très bien que la sécurité enfant a été mise pour ne pas que je tente de me barrer in extremis. Une fois descendu du véhicule, j'attrape mes clés dans mon jean pour ouvrir la porte du garage, à cette heure, il n'y a plus personne. J'allume les lumières et les laisse entrer avant de refermer derrière moi. Pas besoin que quelqu'un déboule en pensant que le garage est ouvert simplement parce que j'aurais laissé la porte ouverte. Je me dirige vers mon casier dans le vestiaire sachant pertinemment qu'elles vont me suivre, il ne faudrait pas qu'elles me perdent de vue, pas vrai... On sait jamais que j'aurais l'idée saugrenue de leur défoncer le crâne avec une clé anglaise... J'ouvre mon casier et en sort mon calepin, le feuillette jusqu'à ce que je trouve ce que je cherche...

─ Voilà tout ce que je peux vous donner... C'est pas grand chose mais vous aurez peut-être de la chance si Deschamps passe par un autre garage moins regardant.

Je leur refourgue les infos que j'ai sur la voiture. Elle est trop vieille pour avoir un système GPS intégré donc elles vont devoir faire une recherche à l'ancienne sur les pièces et leurs numéros de série des fois que la proprio passerait par un autre garage qui auraient les pièces ou encore un trafiquant de bagnole.

─ Pourquoi ne nous en parler que maintenant, Monsieur Alvarez ?

Elle n'a pas l'air de comprendre pourquoi je me montre aussi coopératif tout d'un coup mais au moins, son ton n'est pas accusateur...

─ Parce que s'il y a une bonne chose que mon père m'a appris, c'est que le trafique d'êtres vivants, qu'ils soient humains, therians ou des animaux, c'est de la merde. Il a grandi au Venezuela, je suppose que ça explique pas mal de choses...

Le Venezuela est bien connu pour sa criminalité et on ne s'étonne pas vraiment que mon père ait pu tomber dedans, même après être venu s'installer au States. Cela dit, il a toujours condamné la traite d'êtres humains, pas bon pour l'âme d'après lui, même si on ne peut pas dire que le trafique d'arme soit meilleur mais bon, je n'étais qu'un gamin, qui étais-je pour le contredire... Mon père revendait peut-être des armes, un peu de drogue et des infos mais au grand jamais il n'aurait fait de trafique humain. Il pouvait buter un type pour l'exemple si on lui cherchait des emmerdes ou quand ils étaient mauvais payeurs mais il n'aurait pas abattu un innocent, même si les armes qu'il revendait finiraient par le faire entre les mains de leurs acheteurs. Mon père était plein de contradictions mais même s'il ne m'a pas donner la meilleure éducation, s'il me traînait avec lui partout quelque soit la violence dans laquelle il pataugeait, il n'a jamais élevé la voix ou lever la main sur moi, jamais un mot tendre non plus cela dit, sauf quand j'étais malade... Le meilleur des pires mauvais pères qui soit, je suppose... Difficile à dire quand on baigne là-dedans depuis son plus jeune âge et qu'on n'ait connu que ça jusqu'à ce qu'on vous dise qu'en fait, la vie que vous aviez vécue n'était pas normale pour un gamin... La panoplie de thérapeutes qui m'ont suivi une fois chez ma soeur étaient convaincu de me remettre dans le droit chemin, de me formater sur le même plan que les autres gosses de mon âge, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que tout ce qu'ils faisaient était inutile. On ne se remet pas d'une enfance comme la mienne. Alors si je pouvais éviter aux gamins du conteneur de finir comme moi, autant faire ce que je pouvais. Danny sait pour les combats, elle connait mes démons et pourtant, elle me confierait sa fille les yeux fermés parce qu'elle sait que je ferais tout pour lui éviter de connaître le même sort que moi. Du moins, c'est ce qu'elle ne cesse de me répéter chaque fois que je lui sort que je ne suis pas un mec bien et qu'elle ferait mieux de garder ses distances. Si je les garde toutes les deux près de moi, c'est uniquement pour éviter que son ex ne puisse s'en prendre à elles...

─ Peut-on compter sur vous pour nous prévenir si Mademoiselle Deschamps se représente à votre garage ?

─ Je le ferai si elle se pointe et j'essaierai de me renseigner si elle s'est présenter ailleurs. Ne le prenez pas mal mais certaines personnes parleront plus facilement à quelqu'un comme moi plutôt qu'à vous. Je suppose que je ne vous apprends rien...

─ Non, en effet. Agent McLeary, d'autres questions ?

Elle se tourna vers sa collègue, apparemment pour savoir si elle avait d'autres questions à me poser. J'ignorais si elle tentait de tendre une perche à la petite blonde pour arrondir les angles avec moi ou si elle pensait vraiment qu'elle pourrait avoir d'autres questions à me poser mais je ne comptais pas m'aplatir si elle revenait à la charge. THIRDS ou pas, elle avait de gros progrès à faire en ce qui concernait son rapport avec les témoins si elle voulait obtenir leur coopération dans le cadre d'une enquête.

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